Vendée et chouannerie, la France oubliée

Voulant protéger son chef en faisant diversion, Pferffer,

se serait emparé de son chapeau à panache et s’en serait

couvert avec.

 Les hussards reconnaissables à leur uniforme se seraient

lancés à sa poursuite avant de le rejoindre: ce n’est pas Charette! Le fidèle Pfeiffer aurait été sabré sauvagement.

Les bleus finissent par se saisir de Charette affaibli.

Travot arrive à son tour et demande <où est Charette?>

< le voilà> répond le blessé <que d’héroïsme perdu>

rien ne se perd> aurait répondu Charette.

 Les soldats républicains improvisent une civière emportent Charette à la Chabotterie où le lieutenant général Travot aurait établit son quartier général.

La fin du conflit

 Rappelons que Charette, n’avait pas participé à la

bataille de Cholet,ni à la virée de Galerne,mais il va devenir,au cours de l’année 1795/1796, la proie des républicains qui ne vont avoir de cesse de le capturer.

Signalons que les troupes de Charette avaient réussi à venir à bout du républicain Haxo

qui sera tué aux Clouzeaux en mars 1794.

Dès lors ,Travot n’a qu’un objectif:traquer le << roi de la Vendée>> et l’attraper

vivant coûte que coûte.

Charette avait repris les armes car on lui aurait promis, lors du traité de la Jaunaye, un roi mais la République n’avait pas tenu sa promesse et Charette réclamait justice.

Travot Jean Pierre

Lieutenant-général Travot

 Travot Jean Pierre est né le 7 janvier 1767 à Poligny (Jura) et mort le 7 janvier 1836 à Paris.

     Devenu adjudant général en chef de brigade le 9 mars 1764;Travot se distingue lors de la guerre de Vendée ou il sert sous le commandement du général Hoche et est blessé à la bataille de Cholet.

      Après la défaite de Charette, une série de colonnes est mise en place pour quadriller le territoire, et il reçoit le commandement de l’une d’elles.

Son principal ordre la capture de Charette.

Le 23 mars 1796 celui-ci est encerclé dans le bois de la Chabotterie ( Saint-Sulpice-le Verdon) par les troupes de Travot, il n’a que quelques fantassins avec lui et trois de ses fidèles compagnons.

L’historique de la prise de Charette  est jalonnée de tableaux sur un sentier dans les bois.

Charette de la Contrie

Charette, épuisé est blessé . Son domestique, le fidèle Brossard le charge sur ses épaules, un coup de feu éclate, Brossard s’écroule laissant tomber à terre Charette.

Le chevalier de d’Espinay tente alors de venir en aide au général vendéen,il est abattu à son tour.

 Le général royaliste est placé selon la tradition près de

l’âtre de la cuisine afin de sécher ses vêtements.

     Ses blessures auraient été lavées et pansées, ses gardes lui apportèrent de la nourriture.

Le lieutenant-général Travot craignant la réaction des

partisans de Charette, transfèrent  son prisonnier au logis

de Pont-de-Vie sur la commune du Poiré-sur-Vie.Par la suite, il est emprisonné à Angers,acheminé jusqu’à Nantes par la Loire,puis exhibé dans les rues de la ville et jugé militairement.

     Il est fusillé le matin du 29 mars1796 sur la place des Agriculteurs (aujourd’hui Place de Viarme) probablement

devant 5000 hommes de troupe.

Ici a été fusillé pour son DIEU et son ROI le général vendéen Charette de la Contrie le 30 mars 1796

Sources photos: Archives Départementales de Vendée, Musée de la Chabotterie