Naissance d’une maison de couture

Jusqu’à l’arrivée de Charles Frédérick Worth, le couturier répond aux commandes de la clientèle ; le client demande, le couturier exécute, c’est un « Artisan ». 

Né le 13 octobre 1825 à Bourne,Lincolnshire, Royaume-Uni et décédé le 10 mars 1895 à Paris, France.

Il s’installe à Paris en 1845 et trouve du travail chez Gagelin, importante maison de vente de textiles. Il devient principal vendeur et fini par ouvrir une division couture. C’est son premier travail de couturier professionnel.

Ses modèles  exposés aux expositions universelles de Londres en 1851 et de Paris en 1855 sont récompensés par des prix.

Il fonde sa propre firme en 1858 au 7 rue de la Paix avec un associé Otto Bobergh

Sa conception de la création de mode est différente de celle existante c’est la naissance de « La Maison de Couture »

Worth crée des modèles inédits, selon son inspiration, mettant son sens artistique en avant, c’est un « Artiste »

Il lance ses propres collections, les modèles sont préparés à l’avance et sont présentés sur des mannequins vivants dans des salons luxueux, en un seul exemplaire. Le client est limité au choix des couleurs et des tissus.

Worth autonome dans sa création  change ses modèles ouvrant le cycle de la « Mode » (collection printemps-été, automne-hiver)

Worth a laissé sa marque  sur cette industrie, il a crée la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne

D’autres poursuivront dans la même direction.

Ainsi  un certain PAUL POIRET

Embauché à 18 ans comme dessinateur de mode chez Doucet travaillera chez

Worth pendant deux ans avant d’ouvrir sa propre maison en septembre 1903

Paul Poiret 1879-1944

Ainsi une nouvelle maison de couture ouvre à Paris.

Il devient trois ans plus tard un pionnier de l’émancipation féminine en supprimant le corset pour créer des robes à la taille haute.

 

C’est ainsi que mes grands parents :

Narcisse Clément PEIGNEAU  et Madeleine Marie-Louise LEPLAT

travailleront ensemble dans cette belle maison. L’un comme acheteur et l’autre dans un service administratif.

 Ils iront à Londres où Paul Poiret a ouvert une succursale.

 En 1910 Madeleine reviendra à Paris pour mettre au monde son fils puis repartira retrouver son mari. Son fils Jean fera ses premiers pas à Régence Park ils reviendront quelques années plus tard.

Ma grand’mère  élèvera ses enfants et mon grand-père  travaillera pour  d’autres grands couturiers, Jacques Hem et Schiaparelli où il terminera sa carrière

Il s’est familiarisé avec les impératifs structurels de la création d’un vêtement lors de son passage chez « Worth » de 1898 à 1900.

Il travail chez Doucet mais l’atmosphère est pour lui un peu étriquée dans cette maison attachée à des traditions périmées pense-t-il.

Il crée son salon de couture en 1903. Jeune couturier il respecte d’abord la silhouette féminine en vogue, charpentée par le corset qui étrangle la taille, remonte la poitrine, projette le buste en avant et rejette la croupe en arrière.

 

Poiret brise les règles

Il devient un pionnier de l’émancipation  féminine en supprimant le corset pour créer des robes à la taille haute

Il lance « les Parfums de Rosine » nom de sa fille

Il habille les comédiennes les plus à la mode, collabore avec Raoul Dufy et lance des imprimés audacieux.

Plus tard il créera la jupe-culotte et la jupe entravée ce qui lui vaudra quelques scandales

Il ouvre une maison à Londres où travaillèrent mes Grands parents.  

Sources : Geraldine-couget.com, Geraldine-couget.com, 

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