Le Refoulons, petit train Enghien-Montmorency

La ligne desservait les gares d’Enghien les Bains, La Pointe Raquet, Soisy sous Montmorency, et Montmorency.

Un brin d’histoire, en cette année 1846, le hameau d’Enghien ne comptait pas plus d’une centaine de maison, mais l’Empire en fit une nouvelle commune, un lieu de villégiature, de résidence, et à partir de 1857 une station thermale appréciée.

Du haut de sa colline, le colonel Marnier, maire de Montmorency, suivait avec attention l’évolution rapide de la commune voisine autour du lac, avec la construction de nombreuses et luxueuses demeures.

A Montmorency, les parisiens viennent les dimanches pour faire des promenades dans la forêt et apprécier la bonne cuisine des auberges locales, mais les terrains et les propriétés se vendent mal, la vieille cité historique s’assoupit faute de moyens de communications directs avec la capitale.

Le 15 janvier 1861, le colonel Marnier crée une commission chargée d’étudier comment améliorer les conditions d’accès à la commune.

Il nomme comme rapporteur le conseiller municipal Emilien Rey de Foresta, riche industriel, administrateur à la compagnie du PLM, propriétaire du château et de son domaine de douez hectares au coeur de Montmorency.

Le 6 juin 1863, Rey de Foresta présente le projet d’une voie ferrée Enghien-Montmorency longue de 3 km.

L’arrêté du 9 avril 1864, autorise l’enquête d’utilité publique et Emile Level , jeune ingénieur civil, se voit confier l’étude de la construction de la ligne Enghien-Montmorency.

Le 10 septembre 1864, le ministre des travaux publics accorde la concession du chemin de fer d’Enghien à Montmorency à messieurs Rey de Foresta et Marquand, entrepreneur de travaux publics.

Les concessionnaires s’engagent à construire et à exploiter le chemin de fer à leurs frais, risques et périls.

C’est à ce moment que Jules Petiet, directeur du matériel et de l’explotation des Chemins de fer du Nord apporte à Emile Level, ancien élève de l’Ecole Centrale comme lui, l’appui de a direction de l’empire des Rotschild.

Le grand réseau assurera un rôle de conseiller technique, d’assistance administrative et financière.

En septembre 1865, Rey de Foresta devint maire de Montmorency.

Les travaux de construction de la ligne sont rapidement menés puisque le 30 juin 1866 a lieu l’inauguration en grande pompe.

 

Au cours des des ans, les rames furent généralement constituées de deux ou trois voitures à impériales ouvertes.

Il y avait aussi deux ou trois voitures Nord classiques qui assuraient avant la première guerre mondiale , la liaison Paris-Nord, Paris-St -Lazare par Ermont et Argenteuil, elles avaient des compartiments et des portières latérales.

     A partir de mai 1946  les voitures à impériales ouvertes furent remplacées par des voitures à impériales fermées.

Les voitures de têtes ,à impériales ,comportaient au bout de celles-ci une petite niche ou s’asseyait le chef de train pour observer les voies ,il était muni d’une trompe pour éloigner les animaux,et annoncer l’arrivée du train.

     Longue de 3,1km la ligne s’élevait  par une rampe moyenne de 12 millimètres par mètre  en desservant des arrêts intermédiaires , Lapointe-Raquet, et Soisy-sous–Montmorency. Les courbes minimum étaient de 300mètres, les ouvrages d’arts étaient peu nombreux, trois passages inférieurs, deux aqueduc et trois passages à niveaux.

Il y avait jadis,une petite ligne de chemin de fer à écartement normal, longue de 3,1 km seulement qui se trouvait en banlieue parisienne mais précisément dans le département de Seine-et-Oise (Val-dOise) elle reliait Montmorency à Enghien les Bains

      Ce petit train était surnommé le REFOULONS

      Pourquoi ce surnom?

C’est simple, ce surnom lui avait été donné du fait de la composition de la rame et du profil de la ligne.

En effet la ligne du Enghien-Montmorency était l’une des plus pentue de France <et sans crémaillère>  et  nécessitait des machines lourdes et puissantes pour gravir les rampes.

Donc pour des questions de sécurité, on avait composé les convois de façon suivante: rame de deux ou trois voitures de voyageurs plus un fourgon et la locomotive en queue au <départ d’Enghien >.

           Cette composition donnait une meilleure adhérence à la machine pour la pousse des convois dans les fortes rampes en montant sur Montmorency, et du sens de la descente pour palier, au cas ou il y avait une défaillance sur le freinage du convoi et ce qui faisait que la machine pouvait les refouler.

Originaire de Marseille, avocat de formation, Rey de Foresta (1806-1883) est l’un des fondateurs du PLM et fait partie de plusieurs conseils d’administration de compagnies de chemin de fer,il établit la ligne de chemin de fer Enghien-Montmorency .

Longue de3,1 kms la ligne s’élevait par une rampe moyenne de 12 millimètres par mètre en desservant des arrêts intermédiaires

Elle attaquait ensuite  la plus dure section du parcourt avec des rampes  de 44 et 46 millimètres par mètre , les courbes minimum ,étaient de 300 mètres , les ouvrages d’arts étaient peu nombreux : trois passages inférieurs, deux aqueducs et cinq passages à niveau.

gare de Montmorency
Gare Enghien hier
Gare Enghien de nos jours

De multiples locomotives furent construites pour ce genre de trajet, elles étaient très volumineuses, ci bien que pour passer sous les ponts il fallait recourber la cheminée vers l’arrière.

Dès 1872, ce furent des machines dites fortes rampes des dépôts de la Chapelle et de la Plaine, mises à disposition par la compagnie du Nord qui assurèrent le service sur Enghien-Montmorency du type 040 d’abord sous la forme de chameau avec la cheminée recourbée, pis avec une cheminée droite après modification

Gare de Cernay hier
Gare de Cernay de nos jours

Au début du siècle et jusqu’à la guerre de 1914, certains trains étaient directs de Paris-Nord et assuraient la désserte de Montmorency avec des machines en tête de rame, des 031t. 

En 1920 les locomotives 031t seront remplacés par des 040t, machines qui deviendront des 040ta avec la création de la SNCF en 1938, elles assureront tous les services jusqu’à la fermeture de la ligne en 1954.

Aujourd’hui , la voie ferrée à fait place à la voirie à Enghien et à Soisy sous-Montmorency,c’est un petit chemin de promenade .

    La gare d’Enghien remplie toujours sa fonction pour la SNCF tandis que  la station de la Pointe–Raquet à elle été rasée et celle de Soisy-sous Montmorency  est devenue une habitation privée ainsi que les maisons de garde-barrière,la gare de Montmorency est quand à elle devenue une agence immobilière et son aspect d’ailleurs à bien changé, elle est devenue  méconaissable ainsi que l’emplacement des voies ,on croirait qu’il n’y a jamais eu de trains,des petits lots d’immeubles ,ont été construits à l’emplacement des voies en gare de Montmorency .

Casino d'Enghien hier
gare de Montmorency

Et Soisy-sous – Montmorency

les horaires