Le droit de vote des Femmes

UN LONG CHEMIN POUR LE DROIT DE VOTE DES FEMMES

 

 

Dans la 2ème moitié du XIXème siècle des femmes se sont battues pour obtenir la reconnaissance du droit des femmes

 

Elles avaient le droit de vote au moyen-âge et ce fut abrogé vers 1493. Elles étaient cependant convoquées à tous les États Généraux  jusqu’en 1789 où les femmes propriétaires de fiefs  durent se faire représenter par un homme.

Sous la Révolution elles furent classées comme les enfants ou les étrangers.

Malgré un appel de Condorcet elles furent ainsi officiellement exclues du droit de vote à l’Assemblée Nationale. Exclusion maintenue  par la constitution de 1791, puis par la « Convention  Nationale » de 1793 quelques mois avant l’exécution « d’Olympe de Gouges » auteur de la « Déclaration  des droits de la femme et de la citoyenne » en 1791.  

DES FEMMES SE BATTENT

 Quelques voix s’élèvent :

Eugénie Niboyet crée « La voix des femmes »

Jeanne Deroin  candidature aux législatives de 1849

Hubertine Auclert  lance le journal « La citoyenne » en

1881      

Maria Martin  crée « Journal des femmes » en 1891

Marguerite Durant crée un journal quotidien en 1893

        « La Fronde »

JEANNE DEROIN

Elle est née à Paris  le 31 décembre 1805 et décédée à Londres le 2 avril 1894 à l’âge de 89 ans.

Elle était ouvrière lingère et obtint le diplôme d’institutrice puis elle devint  journaliste.

 

En 1831 elle rédige  un remarquable plaidoyer « l’assujettissement de la femme ».

Elle reste peu active jusqu’en 1848, se marie avec un Saint Simonien Antoine Ulysse Desroches mais refuse de prendre son nom

En 1849 elle se présente aux législatives.

Elle devient le porte- paroles des femmes :

                                      «    C’est comme chrétiennes », explique Jeanne Deroin, « comme citoyennes et comme mères que les femmes doivent réclamer le rang qui leur appartient dans le temple, dans l’État et dans la famille.

 

Rares sont les voix – y compris dans son camp – qui soutiennent cette candidature.

Pierre Joseph Proudhon la juge « excentrique », comme la plupart des socialistes, et même des femmes comme George Sand ou Marie d’Agoult, alias Daniel Stern, l’estiment déplacée.

 Après le coup d’État du 2 décembre 1851, Jeanne Deroin doit s’exiler en Angleterre où elle mourra dans la pauvreté

HUBERTINE AUCLERT

Elle est née le 10 avril 1848 à Saint-Priest-en-Murat et décédée à Paris le 4 Août 1914

 

Elle fut la première suffragette française.

 

   Le nom de Mme Hubertine Auclert rappelle une longue et ardente campagne, soutenue avec une énergie qui toucha parfois à la violence. C’est cette inlassable polémiste qui publia La Citoyenne, journal hebdomadaire de 1881 à 1890, qui organisa à plusieurs reprises pendant les périodes électorales une propagande acharnée en faveur du suffrage des femmes

 

Voici une de ses requêtes

Nous vous demandons, Messieurs les Députés, de décider que ces mots « Les Français » soient interprétés dans la loi électorale comme ils le sont dans la loi civile

Ces mots « Les Français » qui comprennent les deux sexes comme contribuables doivent comprendre les deux sexes comme électeurs, donc leur conférer, au même titre, le droit au vote municipal et politique, le droit à l’éligibilité.

Les femmes ont autant d’intérêt que les hommes à la confection des bonnes lois, à la répartition équitable des budgets. Or l’exercice des droits civiques est le seul moyen pour elles de contrôler ce qui se fait, de garantir à la fois leurs intérêts et leur liberté ».

         Rapport n° 2716 de Ferdinand Buisson sur la proposition de la loi tendant à accorder le droit de vote aux femmes, p.18-20, annexé au PV de la 1re séance du 16 juillet 1909

MARGUERITE DURAND

née le  24 janvier 1864  dans le 8e arrondissement de Paris et morte le 16 mars 1936 dans le 5e arrondissement de la même ville, est une journalisteactricefemme politique et féministe française, fondatrice du journal La Fronde

  QUELQUES VOIX D’HOMMES S’ÉLÉVENT

Victor Considérant

député à l’Assemblée constituante, déclare le 13 juin 1848 :

« Une constitution où l’on admet le droit de vote pour les mendiants, les domestiques, il est inconséquent et injuste de ne pas l’admettre pour les femmes. »

Pierre Leroux,

Il propose à l’Assemblée nationale le 21 novembre 1851 que :Les « électeurs communaux » soient non seulement les  « Français majeurs », comme dans le texte en discussion, mais aussi les « Françaises majeures ».

LE DROIT DE VOTE DES FEMMES

 

Le 21 avril 1944, une ordonnance du gouvernement provisoire, signée à Alger par le général de Gaulle,  accorde le droit de vote aux femmes. Cette ordonnance fait des Françaises des citoyennes à part entière ; elles peuvent voter mais également être élues.

Presque un siècle après avoir établi définitivement le suffrage universel masculin, en 1848, et avec un retard considérable sur la plupart des pays occidentaux, la France reconnaît enfin aux femmes le droit de décider en matière politique.


Ce droit était déjà revendiqué par la révolutionnaire  Olympe de Gouges en 1791

Sources : Wikipedia, Lemonde.fr, Toupie.org