La Place Dalida et l’Allée des Brouillards

L’allée des Brouillards

Le château des Brouillards est une construction du 18éme siècle (1772) pour le marquis Lefranc de Pompignan. Gérard de Nerval y habitat. Comme il séjourna (car il promenait en laisse un homard vivant dans les jardins du Palais Royal) aussi à la Folie Sandin ou Cendrin qui était un établissement de soins pour malades mentaux (1820-1845) tenu par le Dr Esprit-Sylvestre Blanche  ( rue de Norvins). Il a été restauré et blanchi.

 

Auguste Renoir  y vécut et son fils Jean set né dans cette endroit.Lle comédien Jean-Pierre Aumont a vécu aussi dans cette Allée.

L’allée démarre sur la place Dalida et se termine sur la place des Quatres Frères Casadesus.

La place des Quatre Frères Casadesus rend hommage aux à 4 frères qui se sont distingués dans la musique, Francis (1870-1954) compositeur et chef d’orchestre, Robert (1878-1940) compositeur d’opérettes, Henri (1879-1947) virtuose de l’alto et de la viole d’amour et enfin Marcel violoncelliste mort au champ d’honneur le 10 octobre 1914.

Cette famille d’artiste dont l’origine est catalane (Figueras), compte nombre d’artistes.

Gisèle Casadesus  est la fille de Henri, est née en 1914 (102 ans à ce jour).

Cette place faisait partie de la rue Simon Dereure avant 1973.Louis Simon Dereure (1838-1900) , cordonnier était une personnalité de la Commune de Paris, élu maire adjoint du 18éme arrondissement en novembre 1870 au côté de George Clémenceau, maire de Montmartre. Il a combattu sur les barricades pendant la semaine sanglante de la Commune, condamné à mort il parvient à s’échapper en Suisse puis s’établit à New-York. Revenu en France en 1880 il échoue à devenir député et reste cordonnier.

 

La rue de l’Abreuvoir

Au 19 une cuvette pavée en contrebas de la balustrade était un abreuvoir où les bêtes (chevaux , ânes ,vaches ,moutons …) venaient le soir se désaltérer et prendre un bain de sabots après le dur labeur.

le square Suzanne Buisson

Au bout de l’impasse, précédemment nommé impasse St-Denis, se trouvait une fontaine portant aussi le nom de St-Denis et qui était un lieu de pèlerinage. La fontaine a disparue en 1810, engloutie par une carrière de plâtre. On prétend que St-Denis partant sa tête y serait venu pour la laver (sa tête) avant de poursuivre son chemin vers la banlieue. Derrière l’impasse se trouve le square Suzanne Buisson avec une stèle de St-Denis portant sa tête. L’eau de la fontaine avait le pouvoir de guérir des fièvres du martyr était un lieu de pèlerinage, mais aussi celui de garantir aux époux la fidélité de leurs femmes, « Jeune fille qui a bu l’eau de la fontaine Saint Denis reste fidèle à son mari ».