La mode 1850-1900

Un peu d’Histoire

 

La confection des habits réservée depuis le Moyen Age aux hommes « Tailleurs d’habits » laissant aux femmes la condition de lingère ou de couturière évolua tout au long de l’Ancien régime.

Dès l’origine l’organisation des métiers de l’habillement refléta deux pans de la société française.

D’un côté des artisans créateurs confectionnant des habits et parures pour la noblesse, le clergé et l’armée, d’un autre toute une foule de petites mains s’attachant à vêtir le reste de la population.

Pour les commandes prestigieuses les artisans de la « Mode » se faisaient un devoir de porter au plus haut l’excellence du métier.

Dans l’atmosphère du Paris de l’Ancien régime qui ne deviendra que plus tard la « Capitale de la mode » ces artisans trouvaient un climat propice pour ériger leur travail en Art.

Un jour viendra on l’on écrira : « Il n’est de belle mode que de Paris »

 

La prééminence française dans la mode date sans doute du XVIIème siècle, époque à laquelle les arts, l’architecture et la mode de la Cour de Louis XIV à Versailles sont admirés et imités par l’Europe entière

 

Le XIXème siècle sera fidèle à cette excellence, et lorsque le chemin de fer et les bateaux le permettront, les dames et les messieurs de la haute société européenne feront le voyage à Paris pour y acheter vêtements et accessoires.

Les tailleurs et les modistes français auront alors la réputation d’être les plus talentueux.

 

Au XIXème siècle, au sein des classes aisées, la coupe est essentielle et ces messieurs y sont très attentifs. Il se dira : Savez-vous pourquoi il y a tant de gens mal habillés, Monsieur le Marquis, C’est qu’on veut choisir ses habits au lieu de choisir son tailleur. 

La mode au féminin 1850-1900

Pour la période qui nous intéresse il ne peut être question que de la

« CRINOLINE »

La crinoline, employée de 1845 à 1870 est l’élément le plus caractéristique de la mode du second Empire.

Elle est une modernisation des paniers du 18ème  siècle

Elle tient son nom de l’étoffe tramée de crin dans laquelle elle est réalisée, en 1856 elle s’arme de cerceaux.

Jusqu’en 1860, la crinoline est ronde sous une jupe de volants superposés

De 1861 à 1866 elle prend des proportions énormes  et subit les caricatures

La crinoline est le reflet du goût de l’ostentation de la bourgeoisie du 19ème siècle

Cependant cette Crinoline apporte aux femmes un nouveau bien être. Elles ne sont plus entravées dans leurs mouvements par d’innombrables jupons et peuvent au moins remuer les jambes librement sous leur cage métallique.

Mais à l’usage, la crinoline se révèle porteuse d’autres menaces.

Les robes heurtent les passants, brûlent au contact des cheminées, se prennent sous les roues des véhicules.

La crinoline suscite la polémique. On débat de ses vertus, de ses dangers.

Elle subira plusieurs modifications et sa vogue durera environ une quinzaine d’années.

Symbole des fastes du Second Empire, elle s’effondrera avec lui.

La république, elle, ne jurera que par le fameux « cul de Paris » accessoire appelé aussi « Tournure »

Après 1866 la   crinoline devient plus modeste, elle s’allonge en arrière et soutient la jupe

Évolution de la Crinoline

«  La TOURNURE »

La « tournure » qui apparaît progressivement à partir de 1860 remplace la « crinoline et reste très en vogue jusqu’au début du 20ème siècle Le panier devient plus sobre 

Au grè des modes de la fin du 19ème siècle divers rembourrages ou garnitures, tels que le « Pouf » ou le « Straspontin », viennent  l’agrémenter, et ainsi modifier la silhouette.

La dernière silhouette remodelée par une tournure sera la silhouette dite en « S » avec une poitrine pointant exagérément en avant et un fessier pointant, quant à lui, exagérément vers l’arrière.

La mode au masculin

Il y a eu très peu d’évolution tout au long du XIXème siècle et au début du XXème, dans le très simple costume trois (pantalon, gilet et veste) noir ou sombre porté aussi bien par les hommes les plus aisés que par la bourgeoisie plus modeste

Elle évoluera vers une grande sobriété.

Apparition du complet : veston, pantalon, gilet de même couleur. Il se généralise jusqu’à la fin du siècle où le noir s’impose pour devenir l’austère tenue républicaine 

Les différences, subtiles, se font sur les accessoires :

  • Qualité des tissus
  • Montre à chainette d’or
  • Canne à pommeau sculpté
  • Gants de chevreau

Ceci fait la panoplie de l’homme du monde ou du dandy

 

Les cheveux étaient généralement portés courts, ni favoris ni cheveux mi-longs n’étaient plus en faveur.

La moustache était très à la mode et dans une moindre mesure, une petite barbichette pointue.

De même, les tenues des ouvriers et des paysans restent très figées, comme tout au long du siècle précédent.

LE SMOKING

Chez les hommes, c’est l’apparition du Smoking qui révolutionne la mode.

Tout en gardant un côté sobre, voir strict au costume

 Malgré le ridicule qui s’attaque au chapeau dit « tuyau de poêle »

Tous les hommes continuent à la porter, et le chapeau noir est adopté presque dans toutes les parties du

Sources: Wikipedia, La mode les images sur internet