Château de Vincennes

Une fois encore, nous sommes conviés à nous retrouver autour du thème : « le château de Vincennes », un samedi matin par temps ensoleillé mais frais.

A l’est de Paris, nous avons visité le plus haut donjon d’Europe.

.Ce manoir fut fondé par Louis VII et devint la résidence préférée de son petit-fils Saint-Louis, et des capétiens pendant le Moyen-Age.

L'enceinte du donjon

Le donjon et son enceinte surmontée d’un chemin de ronde qui n’était pas couvert au Moyen Age. A chaque angle, une échauguette.

La couleur des pierres du donjon et celle du chemin de ronde est différente dans la mesure où le premier a fait l’objet d’une restauration et pas le second. Les pierres d’origine venaient soit des carrières de Charenton, toutes proches, soit de celles de Saint-Pierre-Aigle dans le soissonnais ; ces dernières sont toujours en activité.

Le donjon a été édifié sur le plateau de Gravelle situé entre les 12ème arrondissement de Paris et le département du Val-de-Marne. Contourné par la Marne, il est en majeure partie couvert par le bois de Vincennes

La Sainte-Chapelle

La porte de la Sainte Chapelle de Vincennes surmontée d’une grande rose réalisée sur le modèle de celle de la Sainte Chapelle de Paris, achevée à l’initiative de Catherine de Médicis.

C’est Charles V qui fonde en 1379 cet édifice mais il n’est édifié qu’avec Charles VI pour être achevé longtemps après sous le règne d’Henri II. Les sculptures de ce portail témoignent de la maîtrise de l’art de la pierre au début du XVème siècle.

à l’intérieur de la Sainte Chapelle de Vincennes. A droite de l’autel, se trouve cette cloche posée à même le sol. Il s’agit d’un exemplaire original (une copie occupe le campanile) et demeure la seule à être parvenue jusqu’à nous parmi toutes les cloches installées par Charles V. Elle pèse 714 kg. Elle porte l’inscription : « Charles par la grâce de Dieu, Roy de France, fils du Roy Jehan me fist faire en l’an de grâce Mil CCC LXIX. Jehan Jouvente m’a fasonnée pour Orloge. Suy ordonée. Entende le heures ».

Le décor de la voute

Le « K » de Catherine de Médicis et le « C » de cette même Catherine entrelaçant le « H » d’Henri II.

La présence de la Lune dans l’iconographie fait allusion aux deux devises du roi : « Lorsqu’elle est pleine, elle égale le Soleil … Jusqu’à ce qu’elle emplisse tout le cercle … », tout en évoquant aussi, discrètement, la belle Diane de Poitiers.

La voute de la Sainte Chapelle

La voute de la nef, construite sous la direction de Philibert Delorme au XVIème siècle, est ornée d’un décor peint par Charles Carmoy. Les vitraux d’origine, au moment de notre visite, étaient entreposés dans un autre lieu. A leur place, côté extérieur, ont été installés des vitraux thermo formés qui viendront les protéger auprès leur réinstallation.

Le Donjon et le Palais

La salle centrale du donjon

A chaque étage du donjon, une fine colonne centrale sur laquelle reposent les voûtes. Il s’agit là d’une véritable prouesse architecturale. Les travaux de restauration ont permis de découvrir des dispositifs insoupçonnés qu’on pourrait comparer à des ancêtres du béton armé : 800 mètres de barres de fer soutiennent les éléments architecturaux soumis à de fortes pressions. Elle porte une charge 20 fois plus importante que celle supportée par les murs périphériques et sa construction relève d’un principe d’architecture unique.

 

Le donjon

C’est un « écorché » du donjon qui permet de constater la distribution des pièces identiques à chaque étage.

Il permet surtout de constater la finesse de la colonne centrale. Les travaux de restauration ont mis à jour des dispositifs jusqu’ici insoupçonnés que l’on pourrait comparer à des ancêtres du béton armé : 800 mètres de barres de fer soutiennent les éléments architecturaux soumis à de fortes pressions. Cette colonne porte, en effet, une charge 20 fois plus importante que celle supportée par les murs périphériques de sorte que sa construction relève d’un principe d’architecture unique. A l’étage où vivait le Roi, il a fallu la couper pour la renforcer puis la remettre en place afin que chaque visiteur puisse aujourd’hui en voir malgré tout l’élégance.

La passerelle qui permet -après avoir gravi deux étages de marches- d’aller du châtelet jusqu’au cœur du donjon, était déjà à l’époque le seul accès au donjon.

Le rez-de-chaussée servait à entreposer la nourriture et possédait un puits. Le premier étage devait servir de salle de réunion. C’est par cet étage que l’on entrait dans le donjon. Il permettait l’accueil de la famille et des serviteurs du Roi. Le deuxième étage est dédié au Roi tandis que le quatrième l’est à la Reine, le cinquième abrite les corps de garde et le dernier est un poste d’observation. Entre l’étage du Roi et celui de la Reine, il y a 80 marches à gravir (ou descendre).

 

Le puits: Il est possible de constater qu’il y a toujours de l’eau … saumâtre.

 

La tour du village vue de la basse cour

La Tour du Village ou porte d’entrée du château de Vincennes.

A droite, un espace verdoyant laissait libre. C’est là qu’avait été édifié en son temps un manoir capétien dont il ne reste plus que la fontaine.

Passages couverts parisien

Passages couverts parisien

Les ancêtres des galeries commerciales de notre époque 

Ces passages reliaient des artères pour un usage pietonnier. Ils ont été construit pour la plupart à la fin du XVIII siècle et réaménagés au fil de l’évolution du centre de Paris.

Mélange de fer , de verre, de boiserie en trompe-oeil, ils attiraient les riches bourgeois.

Lieux de promenade très appréciés des parisiens , ils offrent des magasins, librairies, cabinets de curiosités pour collectionneurs, cafés et restaurants, et résidences pour voyageurs.

Menacés de destruction au milieu du XXème siècle, ils ont pour la plupart été classés puis réhabilités.

Nous avons visités des plus intimes au plus populaires. Voici notre périple.

Passage de l’Ancre

223 rue Saint-Martin et 30 rue Turbigo

la boutique Pep’s pour la vente et réparation des cannes, parapluies et ombrelles.
Un atelier de cuisine d’un passionné gloge-trotteur..

Passage du Bourg l’Abbé

120 rue Saint-Denis et 3 rue Palestro
1828
Largeur : 3m. Longueur: 147m

Il abrite un ébéniste, le seul à s’être installé dans le cadre d’un passage. Il s’agit de l’ébéniste Lulli, ébéniste depuis 1963, Compagnon du Tour de France, on peut voir dans la vitrine le meuble qu’il a réalisé et présenté pour devenir Meilleur Ouvrier de France.

Passage du Grand Cerf

145 rue Saint-Denis et 10 rue Dussoubs
1835
Largeur : 3m. Longueur: 47m

A l’abandon, la ville de Paris a décidé de le réhabiliter de sorte qu’il est à nouveau ouvert depuis 10 ans

Comme pratiquement à chaque passage on retrouve une représentation de Mercure et de Mars , dieux du commerce et de la navigation

Rue Montorgeuil

La rue Montorgeuil


Dans cette rue nous pouvons admirer la boutique du pâtissier Stohrer, délà célèbre sous Louis XV

Nous passons devant le restaurant Le Rocher de Cancale qui était à l’époque le lieu de rencontres des littéraires comme Balzac, Victor Hugo , Appolinaire et bien d’autres.

Eglise Sainte-Eustache

Elle est la plus haute église de Paris après la Cathédrale Notre-Dame

Elle abrite le mausolée de Jean-Baptiste Colbert, Molière y aurait été baptisé,

 Louis XIV fait sa première communion,

 Lully s’est marié en 1662 avec Madeleine Lambert , dont le père dirigeait la musique chez la duchesse de Montpensier.

Les Halles et la Bourse de Commerce

Point de passage obligé des noctambules parisiens avec ses restaurants ouverts toute la nuit.

Les restaurants Le Pied de Cochon et le Donato

Dehille fournisseur des outils des professionnels des métiers de bouche.

 La Bourse de Commerce est en pleine reconversion pour y abriter bientôt un haut-lieu de l’art décoratif.

Galerie Véro-Dodat

19 rue Jean-Jacques Rousseau – 2 rue du Bouloi
1826
Largeur : 4m  Longueur : 80m

Cette galerie est très fréquentée grace à l’installation d’une boutique de chaussures (Christian Louboutin).