Les Halles au Moyen-age

Origine des Halles de Paris

Avant Philippe Auguste, il y avait aux Champeaux un marché au blé en plein air. Philippe-Auguste y fit transférer en 1181 « la foire St Lazare » qui est à l’origine du quartier des Halles. Cette foire se trouvait entre l’église Saint-Laurent et la Léproserie Saint Lazare (soit notre rue du Faubourg Saint Denis et le Boulevard Magenta). Le roi avait racheté cette foire aux lépreux. En 1182, le marché fut agrandi, suite à la confiscation des maisons aux juifs.

En 1137, Louis VI avait déjà transféré un marché depuis la place de Grève jusqu’à cet endroit.
Il fut d’abord en plein air, puis deux bâtiments y furent construits. Des portes fermaient ces bâtiments la nuit, pour permettre aux marchands d’y déposer leurs marchandises à l’abri. En 1187 le cimetière des Saints Innocents fut clos par un mur afin d’être séparé du marché des Champeaux.
Jacques Broussard, dans son livre « Nouvelle Histoire de Paris » nous dit à propos de ce cimetière situé près de l’église des Saints Innocents et appelé : cimetière des Champeaux

C’était une grande place traversée par les passants où l’on vendait des marchandises. Les Parisiens avaient coutume d’y enterrer leurs morts, mais les corps ne pouvaient être inhumés décemment à cause des pluies et de l’abondance d’une boue fétide. (…) Guillaume le Breton dans sa « Philippide » ajoute qu’il était ouvert aux porcs et plein d’immondices, que les prostituées y exerçaient leur commerce et que le roi le fit entouré d’un mur élevé fait de pierres de taille. Ainsi furent assainis le quartier et le marché. C’est sous Philippe Auguste, à cause de tous ces travaux et notamment de la construction de deux grands pavillons, que le marché commence à s’appeler « les Halles ». Ce marché fut totalement compris dans l’enceinte de Philippe Auguste. »
Vraisemblablement au début du règne de Philippe-Auguste, ce marché attirait surtout les merciers, marchands de blé et de légumes.

En 1222 une foire avait été installée sur le parvis de Notre-Dame. Il s’agissait d’une foire aux lards, graisses et chairs de porc. Elle durait une seule journée. Rappelons l’importance des porcs au Moyen Age, animaux très prisés à cette époque-là.

Philippe-Auguste fit d’abord construire deux bâtiments, puis autour il fit édifier un mur percé de portes, afin de prévenir des vols. Ces limites restèrent les mêmes jusqu’au XVIe siècle. Le premier nom qui fut donné fut Halle aux drapiers et Halle aux Tisserands probablement à cause des marchandises les plus précieuses et importantes vendues.

Ce marché étant excentré par rapport à la Cité, le commerce de l’alimentation ne s’y développa pas immédiatement, seulement la vente en gros du blé et du vin.

On parle également de la foire du Lendit en pleine campagne sur la route de Saint-Denis. Philippe Auguste réglementa son installation en 1215. Pendant la durée de la foire, les marchands devaient cesser de vendre aux Halles. Les denrées invendues à cette foire pouvaient cependant être réexposées aux Halles.

 

Les origines des Halles de Paris remontent à 1135, quand Louis VI le Gros décide de créer un marché sur le lieu dit des Champeaux, situé extra muros à l’endroit d’anciens marécages.

Bientôt intégrées au centre de Paris qui s’étend progressivement au-delà de la ceinture marécageuse, les halles deviennent un grand centre d’échange prospère, et vont connaître au cours des siècles des transformations majeures.

Dés 1183 des halles en bois seront édifiées  par Philippe Auguste puis en 1269 par Saint Louis.

 

Henri III fera construire la place principale, le Carreau qui sera désormais bordée de maisons dotées de galerie marchande, les « piliers des halles » et procédera à un élargissement des voies attenantes

Sous Louis XVI, une nouvelle halle au blé va voir le jour, sans compter le cimetière des innocents  remplacé entre 1785 et 1786 au profit d’un marché aux fleurs, aux fruits et aux légumes.

Cependant ces mesures s’avèrent insuffisantes :à la fin de l’Ancien Régime, les halles souffrent de réels problèmes d’engorgement et d’hygiène.

En 1808 Napoléon Ier qui souhaitait faire des halles le « Louvre du peuple » entreprend de doter Paris d’un réseau unifié de marchés couverts et de construire une vaste halle centrale entre le marché des innocents et la halle aux blés. Mais faute de temps, ce grand dessein ne put voir le jour.

Quartier des Halles en 1849

Historique

Paris s’appelait encore Lutèce, quand eut lieu le premier d’une série de transfert des Halles chaque fois motivés par une évolution démographique et une urbanisation galopantes.

Le premier marché animait le cœur de l’Ile de la Cité, puis il s’implanta de l’autre côté de la Seine, en plein air, sur la terre battue, place de Grève l’actuelle place de l’Hôtel de Ville jusqu’au XIIe siècle.

Vers 1110, Louis VI Le Gros décida un nouveau transfert en rase campagne, en place d’anciens marécages asséchés transformés en champs d’où le nom Campelli ou Champeaux qu’on retrouve dans la rue des Petits Champs et pendant plus de huit siècles les Halles restèrent là, subissant de continuelles transformations pour s’adapter aux besoins sans cesse croissant de la capitale.

1137 Louis VI ordonne le transfert vers le centre de Paris, au lieu dit Les Champeaux.

1181-1183 Philippe Auguste achète des propriétés environnantes, où s’installent des commerces : alimentaires, textiles, chaussures, friperies…..Puis fait construire des Halles pour drapiers et tisserands, le marché continue de s’agrandir de telle sorte qu’en 1269 Saint Louis fait bâtir trois nouvelles Halles ouvertes aux merciers et corroyeurs.

A partir du XVIe  siècle arrive la vente en gros des poissons qui se faisait aux enchères par officiers publics

Pavillons Baltard

Origine des Halles de Paris

Les origines des Halles de Paris remontent à 1135, quand Louis VI le Gros décide de créer un marché sur le lieu dit des Champeaux, situé extra muros à l’endroit d’anciens marécages.

Bientôt intégrées au centre de Paris qui s’étend progressivement au-delà de la ceinture marécageuse, les halles deviennent un grand centre d’échange prospère, et vont connaître au cours des siècles des transformations majeures.

Dés 1183 des halles en bois seront édifiées  par Philippe Auguste puis en 1269 par Saint Louis. Sous Louis XVI, une nouvelle halle au blé va voir le jour, sans compter le cimetière des innocents  remplacé entre 1785 et 1786 au profit d’un marché aux fleurs, aux fruits et aux légumes.

Henri III fera construire la place principale, le Carreau qui sera désormais bordée de maisons dotées de galerie marchande, les « piliers des halles » et procèdera à un élargissement des voies attenantes.

Cependant ces mesures s’avèrent insuffisantes :à la fin de l’Ancien Régime, les halles souffrent de réels problèmes d’engorgement et d’hygiène.

En 1808 Napoléon Ier qui souhaitait faire des halles le « Louvre du peuple » entreprend de doter Paris d’un réseau unifié de marchés couverts et de construire une vaste halle centrale entre le marché des innocents et la halle aux blés.

Mais faute de temps, ce grand dessein ne put voir le jour.

Les Halles Baltard

Surnommées « ventre de Paris » par Émile Zola qui, fasciné par la vie foisonnante qui s’en dégageait, leur consacra l’un de ses romans les plus célèbres, les halles constituent la principale source d’approvisionnement de la capitale et de son agglomération.

Délimitées à l’est par la rue Saint-Denis, au sud par la rue de la Ferronnerie, à l’ouest par la rue de la Tonnellerie et au nord par la rue de la Grande Truanderie, elles conservaient encore au début du XIXe siècle leur physionomie moyenâgeuse, comme le montre cette peinture de Giuseppe Canella l’Aîné.

La rue de la Tonnellerie y apparaît bordée de galeries couvertes, dits « piliers », qui abritent les boutiques des commerçants et des artisans. Une foule dense se bouscule dans ces galeries où s’entassent les denrées, souvent dans des conditions d’hygiène douteuses.

À cette insalubrité s’ajoute l’encombrement permanent des halles et des alentours, si bien qu’en 1842 le préfet de Paris, Rambuteau, crée la Commission des halles et la charge d’étudier leur réaménagement complet ou leur transfert.

 

Victor altard (1805-1874) Pionnier de l'architecture metallique, il fut Grand Prix de Rome 1833

 

Aussitôt, l’architecte Victor Baltard (1805-1874) élabore plusieurs projets successifs pour leur reconstruction. Après avoir imaginé dans un premier temps une solution hybride combinant la pierre et le fer, il s’oriente à la demande expresse de Napoléon III vers une structure entièrement métallique déployée en de vastes parapluies, s’inspirant de l’architecture contemporaine des gares et des propositions audacieuses présentées par son collègue Hector Horeau.

Après bien des tâtonnements et des hésitations, le projet définitif, qui consiste en l’édification de douze pavillons à ossature de fonte recouverts de vitrages et réunis par des rues couvertes, est finalement retenu en 1854, et les travaux entamés aussitôt à l’emplacement des halles de l’Ancien Régime.

Quinze ans furent nécessaires pour édifier dix des douze pavillons prévus. Une photographie d’Henri Lemoine prise vers 1900 montre ces nouveaux pavillons dont les hautes verrières et la structure métallique apparente constituent une véritable prouesse technique.

Les ressources offertes par le fer et le verre sont ici mises au service d’une meilleure hygiène, grâce à la création de nombreux espaces dégagés dont la ventilation et l’éclairage naturel sont assurés de manière efficace par des persiennes de verre.

Vue d'oiseau projet Baltard de 1863

Postérité des Halles de Baltard

D’emblée, les pavillons édifiés par Baltard suscitèrent l’admiration des contemporains, émerveillés par ce chef-d’œuvre de légèreté et de transparence.

Sur le plan technique, les halles consacrent le triomphe de l’architecture industrielle, que l’on retrouve par la suite employée dans un grand nombre de constructions, des gares de chemin de fer aux marchés couverts en passant par la Bibliothèque nationale de Labrouste (1859-1868), les abattoirs de la Villette (1863-1867) et les bâtiments des expositions universelles.

Comme les halles, ces divers édifices s’intègrent au plan d’urbanisation élaboré par le préfet de Paris Haussmann, qui souhaitait adapter la capitale aux nouvelles exigences de la civilisation industrielle.

Sur le plan pratique, le projet de Baltard se révèle rapidement insuffisant, et les nouvelles halles demeurent encombrées par le trafic toujours plus intense et l’afflux de clients, bien qu’une dernière extension ait été entreprise entre 1935 et 1948 avec la construction des deux derniers pavillons de Baltard.

Ressurgit alors la question du déménagement des halles en dehors du centre de Paris : le 6 janvier 1959, au terme de longs débats, le conseil des ministres décide par ordonnance de transférer les halles à Rungis et à la Villette.

Malgré la mobilisation d’une partie de l’opinion en faveur du maintien des pavillons de Baltard in situ, leur démolition commence en 1971, deux ans après l’ouverture du nouveau marché de Rungis, au sud de Paris.

Seul un édifice échappa à la destruction et fut remonté à Nogent-sur-Marne où il est encore visible aujourd’hui.

La place laissée vide par les halles fut, quant à elle, bientôt occupée par un vaste centre commercial et culturel, l’actuel « Forum des halles », inauguré par le maire de Paris, Jacques Chirac, en septembre 1979.

Jeanne et Désiré Corneillet
Marcelle et Désiré Corneillet

Forum des Halles

En 1950, les Halles semblaient condamnées à une mort par asphyxie, à plus ou moins brève échéance. Les trafics étaient en régression dans certains secteurs ; des circuits nouveaux se créaient hors des Halles à proximité des gares, ou à la périphérie de l’agglomération parisienne, ou encore directement à partir des lieux de production. Quand en 1953, le Gouvernement décida de créer une chaîne de marchés d’intérêt national, le problème des Halles de Paris revint à l’ordre du jour.

1960

Le 14 mars, le transfert du marché des Halles à Rungis et à La Villette est décidé.

1963

Le préfet de Paris propose la rénovation de la rive droite, de la Seine à la gare de l’Est. 670 hectares et 150 000 habitants sont concernés. Le projet est repoussé, mais le Conseil de Paris crée une Société d’études d’aménagement des Halles et secteurs limitrophes.

1968

Les premiers projets d’aménagement sont repoussés par le Conseil de Paris. La surface de rénovation est réduite de 32 à 15 hectares, le reste fera l’objet d’une réhabilitation. Un aménagement souterrain est envisagé.

1969

Transfert du marché vers Rungis et La Villette entre le 27 février et le 1er mars. Cette opération considérée à l’époque comme étant le « déménagement du siècle » concerna 20 000 personnes, 1 000 entreprises de gros, 10 000 m3 de matériel, 5 000 tonnes de marchandises et 1 500 camions. Les 3 et 4 mars suivant, le marché de Rungis ouvrait officiellement ses portes.
En attendant le début des travaux de démolition qui interviendront deux ans plus tard, le préfet de Paris Marcel Diebolt autorise l’organisation de manifestations culturelles dans les pavillons.

1970

Création d’une zone d’aménagement concerté, décision d’aménager le futur quartier de l’Horloge.

1971

Démolition des six premiers pavillons situés à l’est de la rue Baltard pour permettre la construction de la gare RER et du Forum.

1973

Démolition des pavillons de la viande, des îlots sud des Halles et des îlots Beaubourg. Pendant l’été, le film de Marco Ferreri, Touche pas à la femme blanche !, est tourné dans le « trou » des Halles. Celui-ci apparaît aussi dans Le Locataire de Roman Polanski.

Deux de ces pavillons seront préservés :

Le no 8, qui abritait le marché aux œufs et à la volaille, est démonté et reconstruit à Nogent-sur-Marne pour y abriter une salle de spectacle baptisée « Pavillon Baltard ».

Le deuxième, qui est présent dans le parc Harbor View Park de la ville de Yokohama au Japon, ne reprend que la partie haute de la structure originale en fonte.

Les matériaux de construction de l’ensemble des pavillons ainsi démolis seront vendus au prix de la ferraille.

 

1974

Élu président de la République, Valéry Giscard d’Estaing décide l’abandon du centre de commerce international et la création d’un jardin à son emplacement. Les démolitions, comme celle de la rue de la Réale, se poursuivent.

1975

Le projet choisi par les Parisiens est rejeté au profit, dans un premier temps, de celui de l’architecte espagnol Ricardo Bofill, puis de Jean Willerval. Le centre commercial « le Forum » est de l’architecte Claude Vasconi. Un concours est d’abord organisé pour l’aménagement de la partie Lescot directement au-dessus de la gare RER. L’équipe composée des architectes Georges Pencreac’h et Claude Vasconi l’emporte avec le projet du Forum des Halles, inauguré en 1979. Une deuxième consultation est par la suite organisée pour la partie aérienne, emportée par Ricardo Bofill, dont le projet avance jusqu’à l’édification du gros œuvre à R+2, avant que le maire de Paris (Jacques Chirac) décide de tout raser en imposant à la place l’architecte Jean Willerval et ses « parapluies », inaugurés en 1983. L’ensemble fut très loin d’être une réussite

1977

Inauguration de la station du RER le 7 décembre, et déplacement de la station Les Halles de la ligne 4 pour une meilleure correspondance.

1979

Inauguration en grande pompe du forum de commerce et de loisirs le 4 septembre.

Le projet des architectes Claude Vasconi et Georges Pencreac’h marque un réel tournant dans l’histoire. Le trou disparaît pour laisser place à un nouveau centre commercial au design innovateur pour l’époque. Jacques Chirac, maire de Paris inaugure en grande pompe le nouveau bâtiment ainsi que le RER à Châtelet-les-Halles.

Six ans plus tard, le Forum se dote d’un espace supplémentaire: la place Carrée, édifiée par le célèbre architecte Paul Chemetov. Ce lieu est devenu emblématique avec ses immenses arches et son sol quadrillé. Cependant, 30 ans après son inauguration, le site doit être restructuré et modernisé du fait de sa forte fréquentation, du vieillissement de ses structures ainsi que de l’évolution des normes de sécurité.

1983

Construction de deux hôtels, de logements et de bureaux.

1985

Ouverture de la deuxième partie du Forum souterrain (architecte : Paul Chemetov).

1986

Aménagement des jardins par Louis Arretche.

1989

Inauguration du Parc océanique Cousteau en juillet.

2016

La Canopée de verre signée Patrick Berger et Jacques Anziutti

Après des turbulences, le Forum s’offre un nouvel écrin. Le projet ambitieux de rénovation des Halles, au départ attribué à David Mangin, revient finalement aux architectes Patrick Berger et Jacques Anziutti. Si les travaux ne s’achèveront qu’en 2018, la Canopée coiffant les Halles a été inaugurée mardi 5 avril en présence de la maire Anne Hidalgo.

Le toit composé de 18.000 écailles de verre recouvre, outre des commerces, de nouveaux équipements publics tels qu’un conservatoire, une médiathèque et un centre culturel, dédié à la pratique artistique. Le chantier a coûté près d’un milliard d’euros, dont environ 236 millions seulement pour la toiture ondulé de couleur jaunâtre.

Sources :

crédit images et texte : plus.lefigaro.fr, fr.wikipedia.org/wiki

L’écriture au fil des siècles

13ème siècle (1294 oz deüz du duc Bretaigne)

13ème siècle (1294 oz deüz du duc Bretaigne)

13ème siècle (1294 Ce sont les oz deüz au duc de Bretaigne)

Comme monseigneur Jehan, duc de Bretaigne, comte de Richemont eust semons ses ouz a Ploermel au jour de jeudi empres la mi aoust qui fut en l’an de graice mil CCIIIIXX et quatorze. Ce sont les recognoissances  que ses barons et ses autres genz li firent combien ils li devoint d’ost, laquelle recognoissence il prist o protestation de plus en avoir que ils ne recognoissoint si il povet 

montrer que plus deüssent, et de avoir telle amante comme roison devroit de ceulx vers quelx il le pourra monstrer Monsour Guy de Laval, seigneur de Vitré Recognust que il (li)(luy) devoir cinq chevaliers dost,ce

Est asavoir par raison d’Aubigné un chevalier,dont La dame dou Bois-Geuffrey li doit la moytié,ce….dit-il

14ème siècle (Loi du 3 juillet 1315 –Louis X)

Loys, par la grâce de Dieu, roy de France et de Navarre, à tous ceuls qui ces présentes verront salut scavoir faisons qu, comme selon le droict de nature chacun doibt naiste francs ; et par aucuns usaiges ou coustumes

qui de grant ancienneté ont esté introduictes et gardées jusques cy en nostre royaume, et par adventure pour le meffet de leurs prédécesseurs, moult de personnes de nostre commun peuple soient encheuses en lien de servitudes et de diverses conditions qui moult nous desplait. Nous, considérants que nostre royaume est dict et nommé le royaume des francs, et voulants que la chose en vérité soit accordante au nom et que la condition des gents amende de nous, en la venue de nostre nouvel gouvernement par délibération de nostre grand conseil, avons ordené et ordenons que generaument, par tout nostre royaume, de tant comme il peut appartenir à nous et à nos successeurs, telles servitudes soient ramenés à franchises ; et à tous ceulx qui de ourine, ou ancienneté, ou de nouvel, par mariage ou par résidence de lieus de serve condition, sont encheues ou pourront escheoir en liens de servitures, franchise soyt donnée a bonnes et convenables conditions, etc .

IIIème juilhet 1315

15ème Siècle (Titre : Cession temporaire de vignes sur le terroir de St Leu à Philippe archidiacre de Paris. S Leu de Taverny)

1) lN NOMINE SANCTE ET INDIUIDUE TRlNlTÂTlS Gaufridus

 2) Diuina miseratione dictus abbas totusque conuentus beati Martini de Pontesia

3) uniuersis Christifidelibus qui hoc memoriale uiderint salutem in Domno. Consu-

4) euit patrum autoritas ea fidelis pagine testimonic commendare que

5) nec sompno obliuionis nec dampno uetustatis abolita a memoria nol-

6) let excidere uel elabi. Quorum nos imitantes non immutantes uestigia ad re-

7) cordationem presentium etfuturorum cogniticnem uolumus pervenire quod domnus

8) Hawinus duos arpennos uinearum et dimidium apud sanctum Lupum quos ipse planta-

9) uerat ab ecclesia nostra tenebat et tota uita sua tenere debebat post ejus obi-

10) tum ad eandem ecclesiam redituros. Ab eadem quoque tenebat ecclesia arpennum et dimidium

11) de Cacheuel. Hos autem quattuor arpennos post prefati decessum Hawini domno Phi{ippo}

12) parisiensi archidiacono tenendos concessimus quamdiu idem Pil{ippus} uixerit canonicus

13) parisiensis. Si uers quocumque casu contigerit memaratum Phil{ippum} non esse canonicum

14) parisiensem et idem Hawinus superstes exstiterit eosdem arpennês quoad

15) uixerit possidebit. Cum uero et iste non erit canonicus parisiensis et ille uiam uni-

16) uerse carnis ingressus fuerit sepedicti quattuor arpenni sine omni contradictione

17) parentele a parte aiterutra reclamantis uel aliarum quorumlibet ad praenominatam

18) sancti Martini ecclesiam libere reuertentur. Quod ne successu personarum aut

19) temporum immutari ualeat uel infringi, sigillorum tam nostriquam eiusdem archidiaconi

20) munimine decretum est confirmari et subsceptorum annotaticne testium robo-

21) rari. Ex parte nostrâ et ex parte archidiaconis testes sunt magister Leo Hugo de

22) Clauso, Bartholomeus de Meleun, Petrus de Puteolis, Ricardus presbuter, Johanes Multon,

23) Wilelmus cameriarius, luo cordubanarius, Galterius patruus eiusdem archidiaconi. Actum publi-

24) ce Pontesiae in capitulo beati Martini anno ab lncarnatione Domni MCLXXX°

16ème siècle (Ordonnance d’Août 1539 prise par le Roi François 1er imposant le Français dans les actes officiels de justice)

Ordonnances Royaulx nouvelles

Et pource que de telles choses sont souventeffois advenues sur lintelligence des mots latins contenuz esdictz  arrestz Nous voulons que doresenavant tous arrestz ensemble toutes autres procédeures soyent de noz cours souveraines ou autres subalternes et inférieures, soyent de registres, enquestes, contractz, commissions, sentences, testamens et autres quelzconques actes et exploictz de justice, ou qui en dépendent, soyent prononcez, enregistrez et délivrez aux parties en langage maternel françois et non autrement.

16ème siècle (1583 Baptême Anthoine Lerenec)

Anthole  Lerenec fils Guillaume Lerenec et Janne Nicollas sa femme et dame de Beauchene a esté  baptisé sur les fons du baptesme en cette église paroichialle de St Malo de Dinan par messire Gilles  Guillou subcuré dicelle église et la tenu sur fond et donna le nom messire -Anthoine Lerenec sieur des Croix cousin germain du dit Guillaume assisté pour tesmoingner de Jean Lerenec lesné fils Macé Lerenec sieur de la touche et Bertranne Bajot femme, Nicollas Lerenec sieur de la Moynerie , les soulz signés et plusieurs autres le lundi après midi feste de St Nicollas neuvième jour de may lan mil cinq cent quatre vingt trois.

16ème siècle (10 septembre 1600 Henry IV)

De par le roy

Très chers et bien aimez, nous avons commandé au sieur de Bourg Lespinasse de lever et mestre sur ung régiment de mil hommes de pied soubz dix enseignes pour nous en servir en ceste armée de Savoye et parce que nous croyons que vous pourrez secourir le dit Sieur de Bourg de quelque nombre de corselets pour rendre le dit régiment mieulx armé, nous vous avons bien voulu escrire ceste lettre pour vous prier comme nous faisons de le faire accommoder de cent corseletz pour cest effect et nous en réserverons contentement et nous ferez service très agréable. Donné au camp de Chamoux, le Xème jour de septembre 1600

Henry 

16ème siècle (Possession d’une vigne à Champservé 17 mai 1547)

Item une pièce de vigne assise à Champservé, contenant ung quartier et demy ou envyron, tenant dung bout à la vigne franche deslits ousmeaulx, d’autre bout au grand chemyn par lequel l’on va de Champservé à la garaine d’Albe, d’ung cousté à la terre desdits Cousmeaulx, la pallice entre deulx ; pour raison de quooy ilz doyvent, par chacun an, le sixte des fruictz croissans en icelle à mondit Seigneur C’est ce que les dits Cousmeaulx tiennent et advouhent tenir de mondit Seigneur ès deuvoirs dessus déclamrèz, protestant, si aulcune chose avoyent esté obmises, de l’employer en ladite présente déclaration touteffois et quantes, par ceste présente déclaration signée à la requeste dudit Cousmeau, es présence de Guillaume Dousset et Gilles Durant, le dix-septiesme jour de may, l’an mil cinq cent quarante et sept Roy, à la reqse de Jehan Cousmeau

16ème siècle (1585 Baptême Amaury Bodot)

Amaury Bodot fils de Pierre et de Janne Fauvel ses père et mère a esté ce jourbaptisé sur les fons de l’église Saint-Malo de Dinan par descret Messire Gilles Guillou subcuré dicelle et la tenu sur les dits fons Honorable Amaury Richeux sieur de Lohiea et pour tesmoings Françoy Fontaine et Gillette Hellon le penultième jour daougst an mil cinq centz quattre vingt cinq

17ème siècle (10 juillet 1659 – lettre du Cardinal Mazarin) – Suite

17ème siècle (10 juillet 1659 – lettre du Cardinal Mazarin) – Suite

A Châteauneuf le Xe juillet 1659

Je vous adresse ce paquet pour

ma niesse et lors quelle aura fait

 response, metant la première

couverture au S Colbert, qui aura

soin de rendre sa lettre, vous

consigneres le paquet a ce

valet de pied qui le portera

en diligense à Fontainebleau

Je vous prie de mescrire souvent

et de faire souvenir ma niesse de

ce que je luy ay dit car le pra

ticant elle sera heureuse et

reconnaitra que je minteresse

plus à son bien que pas un autre

Vous pourres consigner au S

Tenon les lettres que vous

mécrirez  et faire toujours

un état assuré de l’amitié du

Cardinal Mazarin

17ème siècle (1617 acte naissance de Martin fils illégitime)

Martin fils illégitime de    

plusieurs pères puisque tout le

monde y étoit le bienvenu et de

Marie Sence la mère lequel

est né des ses impures embrassements

le lundy 7e jour de septembre

1671 et baptisé le mardi 8e

septembre 1671 sur les trois

heures après midy par moy Prêtre

Curé du dit lieu soulz signé et

tenu par Noel Delorme parain

et Marie Guerpènne marenne

qui luy a donné le nom lesquels

ont déclaré ne savoir écrire et

ni signer. De ce fait requis et

interpelés suivant l’ordonnance dans

la minute des présenses

17ème siècle (Acte d’un bien du 10 juillet 1568 – copie de 1624)

Fut present en sa personne

honnorable homme

Maistre Gabriel

Montaigne procureur

en la cour du

parlement et fiscal

de saint Germain

desprez les Paris

demeurant au dit

lieu, Lequel confessa

et confesse estre

détempteur proprietaire

et possesseur d’une

portion du jardin par luy

17ème siècle (octobre 1634 – lettre du cardinal de Richelieu

à Louis XIII)

26 octobre 1634 

Sire

Ces trois lignes sont pour dire à votre Majesté que l’honneur

de sa conversation d’hier m’a faist dormir jusque à sept

heures sans resveiller ce qui faist bien cognoistre par

expérience que le contantement d’esprit est la meilleure

médecine qui puisse estre pour les corps un peu délicats

comme sont ceus et du meilleur maistre du monde et de

la plus fidèle plus passionnée et plus obéissante créature

qui ayt jamais esté                 Le Cardinal de Richelieu

17ème siècle (1673- recette de la troupe de Molière

du 29 janvier au 17  février)

et (vendredi 17 février 1673 mort de Molière)

  Dimanche 29ème janvier Maris infidelles ………….599 #

  part ……………………………………………………………………………………………33 #

  Mardy 31ème Maris Infidelles ……………………………..179 # 10 s

  part ………………………………………………………………………………………………5 # 5 s

  Vendredy 3 feuvrier Trissotin …………………………..298 #

  part ……………………………………………………………………………………………..11 #

  Dimanche 5 idem…………………………………………………….388 #

  part ……………………………………………………………………………………………..18 # 10 s

Mardy 7ème      Vendredi 10ème 1ère Représentation du malade

Répétition      Imaginaire ……………………………………………………………..1992 #

Pièce       part ………………………………………………………………………………………………71 # 14 s

Nouvelle  Dimanche 12 Malade Imagre ……………………………….1459 #

Et dernière   part ………………………………………………………………………………………………55 #

De Mr de   Mardy 14ème mal Imag ………………………………………….1879 #

Molière   part ………………………………………………………………………………………………80 #

  Du Vendredy 17 …………………………………………………….1219 #

  part ……………………………………………………………………………………………….39 #

Ce mesme jour après la comédie sur les 10 heures du soir

Monsieur de Molière mourust dans sa maison rue de Riche-

lieu, ayant joué le rôle dudit malade Imaginaire fort incom-

modé d’un rhume et fluction sur la poitrine qui luy causois

une grande toux de sorte que dans les grans efforts qu’il fist

pour cracher il se rompit une veyne dans le corps et ne

restait pas demye heure ou trois quart d’heure depuis la

veyne rompue. Son corps est enterré à St joseph Ayde

de la paroisse St Eustache. Il y a une tombe enterré d’un

 pied hors de terre

Dans le désordre où la troupe se trouva après cette perte

irréparable, le Roy eust dessein de joindre les acteurs qui la

composaient aux comédiens de l’hôtel de bourgogne

17ème siècle (3 septembre 1610 – la Cloche de Muron)

Le troisième jour du moys de septembre

mil six centz et dix, la cloche de nostre

église de Muron a esté fondue et refaicte de nouveau

et elle poyse(pèse) envyron quatre centz

quatre vingt livres, et a esté

montée au clocher de ladite esglise

pour servir en icelle, le dimanche

suivant dudit, au contentement

des paroissiens

  Leclerc

  Curé dudit lieu

18ème Siècle  (1792-1793 – Lettre de Marie-Antoinette)

Nous avons fait un beau rêve, voilà tout, mais

nous y avons beaucoup gagnié, en trouvant

encore dans cette occasion une nouvelle preuve

de votre entier dévoument pour moi. Ma

confiance en vous est sans bornes, vous trouverez

dans toutes les occasions en moi du caractère

et du courage, mais l’intérêt de mon fils est

le seul qui me guide et quelque bonheur ; que

j’eusse éprouvé à être hors d’icy je ne peu pas

consentir à me séparer de lui au reste je

reconnais bien votre attachement dans tout ce que

vous maves detaillé hier, comptez que je sens la bonté

de vos raisons pour mon propre intérêt, et que cette

occasion peut ne plus se rencontrer, mais je ne pourrez

jouir de rien en laissant mes enfans et cette

idé ne me laisse pas envie de regret. 

18ème siècle (Acte de décès du roi Louis XIV

1 septembre 1715)

Le premier jour de septembre de l’an mille sept

cens quinze est décédé très haut très puissant et très

excellent roi de France Louis quatorze de glorieuse

mémoire âgé de soixante et dix sept ans

dans son château et transporté à St Deny

le neuvième du dit mois en présence de Mr Jean

Dubois chamoine de St Quentin chappelain ordinaire de la

Musique du roi et chantre. Pierre Manourry prêtre de la

congrégation de la mission qui ont signé avec nous

18ème siècle (1772 – Avis de M. Morin recteur de Freigné

 Maine et Loire)

Nous prévenons tous presens et à venir que nous avons pu nous tromper

dans la manière d’écrire les noms, parceque la pluspart ne scachans point

ecrire leur noms et nous n’étant point de cette contré, il nous est comme

impossible d’emploïer toujours toutes les lettres des véritables noms. Ce que

nous écrivons pour ne pas préjudicier à des successions ou autres intérêts

civils ou spirituels. Et pour donner avis à nos successeurs d’être sur leur

garde en écrivant les noms d’autant qu’il y a ici une corruption dans

la façon de prononcer les noms parmi le peuple. Freigné le

dernier jour de l’an mil sept cent soixante douze, ainsi certifié

  Morin recteur de Freigné

18ème siècle (Décès de Nicole Behagnon – 20 mai 1745)

L’an mil sept cent quarante cinq le vingt may est décédée

en cette paroisse Nicole Behagnon veuve de Notin Raulin

agée de soixante et onze ans et le vingt et un a été

inhumée dans le cimetière de cette paroisse par moi Prêtre

Licencié en théologie Curé de Vouzy et Condé avec les

cérémonies ordinaires présens les soussignés

Jajot Curé de Vouzy

Jean Raulin Georges Behagnon Jean Esmery

18ème siècle – Extraits de l’Acte de Mariage de

Françoise Élisabeth CASSINI de Thury

Église Sainte-Madeleine à Franconville le 23 avril 1776

L’an mil sept cent soixante et seize le vingt

  avril après la publication des bans faite

  en la paroisse de S. Jacques du haut près de

  paris les sept, huit et quatorze du présent

  mois en celle de Lignières diocèse d’amiens

  ………………………………………………………………………….

  célébrées hier, ont été par nous mariés, et

  ont reçu de nous la Bénédiction nuptiale

  haut et puissant seigneur Louis

  Henry Deriencourt chevalier seigneur

  en partie de Lignieres han sact aumont

  et autres lieux, fils majeur de feu Louis

  …………………………………………………………………………

  et demoiselle françoise élizabet de cassini fille

  mineure de haut et puissant seigneur Cesar

  françois cassini de thury, chevalier conseiller

  du roy, maître ordinaire en la chambre

  des comptes, directeur de l’observatoire Royal

18ème siècle – Extraits de l’Acte de Mariage de

Françoise Élisabeth CASSINI de Thury

Église Sainte-Madeleine à Franconville le 23 avril 1776

(suite)

18ème siècle – Extraits de l’Acte de Mariage de

Françoise Élisabeth CASSINI de Thury

Église Sainte-Madeleine à Franconville le 23 avril 1776

(suite)

  premier president du parlement de toulouse

  conseiller honnoraire en la grande chambre du

  parlement de paris son oncle maternel de la paroisse

  de st paul lesquels ont signés avec nous .

  De Riencourt        De Cassini  Cassini de Thury

  Drouyn de Cassini  Cassini  Drouyn de Vaudeuil

 

  De Lavergne de Tressan

      Perrier

  curé de Franconville

18ème siècle (1794 – Mandat d’arrêt de Danton, Delacroix,

Camille, Desmoulins et Philippeaux.)

Les comités de salut public et de sûreté générale arrêtent que Danton, Delacroix, Camille Desmoulins et Philippeaux (#) seront arrêtés et conduits dans la Maison du Luxembourg pour (y être gardés séparément et au secret). Charge le maire de Paris de mettre sur le champ le présent arrêté à exécution. (#) du département d’Eure et loir #tous membres de la Convention nationale Les représentants du peuple

Signatures : Billaud-Varennes, Vadier, Carnot, Lebas, (du Bas-Rhin), Collot-d’Herbois, B.Barrère, Saint-Just, G.Jagot, C.A. Prieur, Couthon,Voulland, Dubattan, Elie Lacoste, Amar, M.Bayle, Robespierre, Lavicomtrie.

19ème siècle (lettre de George Sand à sa fille)

Merci ma fille chérie

J’ai mon appartement

à Paris à portée de mes

affaires bien loin de vous

hélas ! Je pars malade

ennuyée d’attendre la

guérison. Mais ce n’est

rien de grave. Je courrai

vous embrasser jeudi à

moins que je ne sois trop

fatiguées. Je vous écrirai

un mot en arrivant.

Je vous aime et vous

bige 

  George Sand

19ème siècle (Lettre d’Eugène Delacroix à une amie)

Vendredi 8 h du soir

Chère amie je pars pour Bordeaux

demain matin à 7h j’ai reçu

hier dans la journée la cruelle nouvelle

que la maladie de mon bon frère est

devenue des plus inquiétantes. Je vais

revoir encore ce dernier, ce meilleur ami

plaignez moi bonne et chère amie et

pardonnez moi de n’avoir pu avoir un

seul moment dans cette journée

pour aller vous embrasser.

  A vous mille fois

Delacroix

19ème siècle (20 mars 1811 – Naissance du Roi de Rome

Lettre de Napoléon à François 1er d’Autriche)

 

Monsieur mon Frère et Beau Père

C’est avec une extrême sensibilité que je m’empresse d’informer Votre Majesté que  l’Impératrice ma  très chère Epouse vient d’accoucher heureusement d’un Prince qui par sa naissance, à reçu le Titre de Roi de Rome.

Les liens qui m’unissent à Votre Majesté et l’intérêt qu’elle prend à ma satisfaction et à celle de ma bien Aimée Compagne me donnent l’intime confiance qu’elle partagera la joie que nous fait éprouver un évènement aussi intéressant pour notre bonheur commun et pour celui de mes Peuples.

Elle doit être persuadée que mes vœux préviennent tout ce qui pourra lui arriver d’heureux et que mon plus grand désir est de pouvoir la  onvaincre des sentimens de la sincère estime et de la tendre amitié que je lui ai voués et avec lesquels je suis  

  Monsieur mon frère et Beau Père

  De Votre Majesté

  Paris le 20 mars 1811 

  Le bon frère et gendre   Napoléon

19ème siècle (23 avril 1825 

lettre du vicomte de La Rochefoucauld à Victor Hugo)

         Maison   Paris, le 23 avril

          du Roi.

     Département

            des

      Beaux Arts.

Cabinet particulier.

Je n’ai pu résister au désir de soumettre sans retard au Roi la demande de monsieur Victor Hugo et je ne veux point tarder non plus à lui apprendre que Son Altesse vient, sur ma proposition, de le nommer chevalier de la légion d’honneur. Le roi y a mis une grâce charmante qui semble doubler le prix d’une faveur si bien méritée, et s’est étonné même de l’oubli dans lequel étaient restés m.m .Hugo et de Lamartine Pour moi, je suis personnellement heureux qu’il m’ait été réservé de réparer une erreur dont les lettres avaient à s’affliger.

Il recevra incessamment une lettre officielle, mais je n’ai point  voulu perdre un moment pour lui apprendre cette nouvelle qui est pour moi un véritable bonheur.

  Je lui offre mille complimens sincères Victor Hugo 

Le vicomte de La Rochefoucauld

20ème siècle (15 juillet 1906 lettre d’Alfred Dreyfus à Emile Combes)

Monsieur,

    Je ne veux pas tarder davantage à venir vous exprimer toute ma profonde reconnaissance pour avoir permis de poursuivre l’œuvre de justice et de vérité qui a trouvé son triomphe dans les journées de jeudi et de vendredi. Je tiens aussi à vous dire toute ma profonde admiration pour l’homme politique et l’homme d’Etat.   Les journées des 12 et 13 juillet 1906 resteront parmi les plus belles de l’histoire de l’humanité, elles sont belles aussi pour la France et pour la République.

  Veuillez agréer l’assurance de mon profond respect

 

A. Dreyfus

De par le Roy

De p(ar) le roy

Charles, com(m)e pieça vous eussions fait dire de p(ar) nous par Jehan de Dainville n(ost)re escuier,que l’office de la chapelle nie de Lonchamp en la forest de Lions nous avions octroiee a Guerriot Haubergon n(ost)re vallet trenchant, vacant p(ar) la mort de jehan Boudart qui le tenoit et avant ce que vous sceussiez n(ost)re volonté eussiez ledit office donné a Jehan de Montigny, mais non obstant ce feistes reponse audit Jehan de Dainville que se il nous plaisoit que ledit Guerriot eust ledit office, vous vouliés que il l’eust et le li fériés mettre au delivre si avons bien que ledit Guerriot n’en fist onques puis nulle poursuite, combien que il ait plus cher ledit office que nul autre p(ro)fit ailleurs et pour cause, si nous plairoit bien que il l’eust et vous saurions bon gré de le li mettre au delivre, pour ce que nous le li donames et que a lui s(er)oit bien séant et aussi que de li et de son s(er)vice nous no(us) tenons a bien content. Et audit Jeha(n) nin de Montigny faictes et pourveez d’aucun autre proffit ailleurs  Donné a Londres, 

le XIXème jour de juillet 

Un mariage à Evreux

Un décret impérial du 19 février 1806, instituait la fête de l’anniversaire du couronnement de Napoléon 1er (2 décembre 1804) et celle de la bataille d’Austerlitz (2 décembre 1805), le 1er dimanche de décembre. A cette occasion la ville d’Évreux organisait le mariage d’un militaire rentré dans ses foyers et d’une jeune fille, dotée de 600 francs. Le couple Mathurin DUWEZ et Marie Barbe ROUSSEL (7ème génération) fut choisi.

Le mariage civil fut célébré en présence des autorités du département et de la ville, le mariage religieux célébré dans la cathédrale d’Evreux par les autorités  ecclésiastiques.

Un Te Deum et un grand diner à la préfecture furent suivis par des illuminations et  un  bal.

Les DUWEZ

Sabin DUWEZ natif d’Hénin-Liétard était marchand de vin à Arras, marié avec Marie Roze FAUVEL, fille de Pierre, mesureur de grains.

Leur fils Bernard Guillaume, arpenteur, géographe et feudiste se marie à Évreux avec Marie Madeleine POMMAREDE, fille de Jean Anne, marchand toilier et huissier de la paroisse Saint-Pierre d’Évreux. Ils ont cinq enfants dont Mathurin marié avec Marie Barbe ROUSSEL , fille de Claude, jardinier à Évreux et Augustin, brigadier des chasseurs à cheval de la Garde Impériale.

Mathurin et Marie Barbe vivent rue aux Bouchers jusqu’en 1813 puis        habitent à La Guéroulde à 35 km au sud-ouest d’Évreux. Mathurin y exerce la fonction de garde forestier.

Augustin, sa fiche matricule porte la mention « En arrière, sans nouvelles du 13/10/1812 à la retraite de Moscou ». Il avait 18 ans de service.

Un deuxième fils de Sabin DUWEZ, Augustin Romain était sergent major            au régiment de Saintonge, compagnie de la Folnère durant la guerre d’indépendance en Amérique, puis capitaine d’infanterie.

Basestamier ou badestamier ou bas-d’estamier était un bonnetier fabricant de bas tricotés d’estame (ou estaim), nom donné à un fil très retors de laine peignée à chaud et filée à la quenouille. Ce genre de bas, qui avait remplacé les chausses pour les hommes, coûtant assez cher, était porté par les classes aisées.

Feudiste : juriste spécialisé dans le droit féodal et les droits seigneuriaux.  Il était chargé de la réfection des livres terriers, la mise en ordre et l’étude des archives seigneuriales pour préciser les droits et l’extension des fiefs.  

Érudits, les feudistes connurent surtout au XVIIIe siècle, leur âge d’or dans les dernières décennies de l’Ancien Régime.

Mesureur de grains : Bourgeois de la ville, il était agent de l’administration  et avait le rôle d’intermédiaire entre acheteur et marchand. L’unité de mesure était le setier de blé dont la valeur en boisseau était variable selon les régions.

Mariage Mathurin DUWEZ et Marie Barbe ROUSSEL

Acte d’État Civil, référence A.D. Eure, vue n° 78/457

Extraits de la transcription

Du six décembre mil huit cent sept à onze heures du matin. acte de mariage de Mathurin Duwez basestamier, âgé de vingt neuf ans et demy domicilié en cette ville, y demeurant rue Grande, né à Evreux, cy devant paroisse Saint Pierre le cinq avril mil sept cent soixante dix huit, fils majeur et légitime de feu Guillaume Bernard  Duwez

géographe et de feu Marie Madeleine Pommarede ses père et mère d’une part. et Marie Barbe Roussel, âgée de vingt un ans domiciliée en cette ville, y demeurant rue aux Bouchers née à Evreux cy devant paroisse Saint-Pierre, le dix neuf septembre mil sept cent quatre vingt six, fille majeur et légitime de feu Claude Roussel, jardinier et de feu Barbe Jeanne Prévost, ses père et mère d’autre part.

Les dits contractant ont déclaré s’unir en mariage en présence de Messieurs Barthelemy François Rolland De Chambaudoin préfet du département de l’Eure, âgé de quarante ans, demeurant en cette ville hôtel de la préfecture rue du parvis Notre Dame, Jacques Charles Dupont, membre de la Légion d’Honneur président de la cour criminelle du département de l’Eure, âgé de quarante ans, demeurant en cette rue Saint Taurin, Jean Baptiste Grégoire Delaroche général de brigade commandant dans la légion d’honneur et le département de l’Eure, âgé de quarante 

ans , et Luce Antoine Louis Maurice De Solere secrétaire général de la préfecture de l’Eure âgé de vingt cinq ans, demeurant tous deux en cette ville rue Chartraine

Les signatures sur l’acte d’État Civil
Évreux - L’Iton et la rue aux Bouchers
Avant 1836, la mairie était installée dans les murs de l’ancien couvent des Ursulines. Construit au XVIIème siècle.

Mariage Mathurin DUWEZ et Marie Barbe ROUSSEL Cathédrale d’Evreux

Acte religieux, référence A.D. Eure GP 821

Extraits de la transcription

L’an de Jésus christ, 1807, le dimanche de l’avent,sixième jour du mois de décembre, anniversaire du Sacre et du couronnement de Bonaparte, Empereur des français et roi d’Italie ; après publication d’un Ban du futur mariage entre Mathurin Duwez, Bas-estamier,

et Marie Barbe Roussel, domiciliée aussi sur cette paroisse, fille majeure de Claude Roussel et de Marie-Barbe Prevost, ses père et mère décédés aussi sur cette paroisse, d’autre part.

du 18 germinal, an dix, Nous soussigné Henri Jacques René Aprix De Bonnière, vicaire général du diocèse d’Evreux et doyen de l’Eglise Cathédrale du dit Evreux, avons reçu dans cette Eglise leur mutuel consentement de mariage et leur avons donné la Bénédiction nuptial avec les Cérémonies prescrites par la Sainte Eglise en présence de Mrs. Leroy, curé de cette paroisse, de Mrs Pierre Nicolas Longueux, Jean Guillaume Leduc, Pierre François Vivien, tous trois chanoines honoraires de ’Eglise cathédrale et vicaires de cette paroisse. en présence aussi de Mr le Préfet du département de l’Eure et des autorités constituées à la résidence d’Evreux.

Cathédrale Notre-Dame d’Évreux est  de style gothique, édifiée au Xème siècle, sa nef garde de la période romane des arcades en plein cintre, tandis que les parties hautes furent rebâties au XIIIème siècle dans le style gothique avec le transept et le chœur. Elle est le siège du diocèse qui fut fondé sur le territoire du peuple gaulois des Aulerques Éburovices dans l’actuel département de l’Eure.

Le diocèse appartient à la province ecclésiastique de Rouen.

Le premier évêque d’Évreux fut saint Taurin, au ive siècle.

La cathédrale est placée sous le vocable de Notre-Dame de l’Assomption. L’évêque d’Évreux porte de droit les titres, entre autres, de comte de Condet, Illiers et Brosville.

Mon arbre généalogique

Sources :  Archives départementales de l’Eure ,  Archives diocésaines (déposées aux A.D. de l’Eure,   Souvenirs et journal d’un Bourgeois d’Évreux,   Gallica

Guillaume MEHEUST , un potier en pays Gallo

L’un des premiers potiers connu, Guillaume MEHEUST (12ème génération) est né vers 1567 à La Poterie, époux de Jeanne HAMON, née à La Poterie. Il était le grand-père d’Hélène MEHEUST, épouse de Ollivier HAMON des Croix, maître potier et statuère. (orthographe ancienne)

En 1607, après avoir combattu durant 16 ans, depuis 1591, à la défense de Lamballe puis dans les armées du roy, il désire revoir les siens, son village et reprendre son métier de potier. Il trouve son père âgé de 90 ans. Celui-ci très affaibli est alité. En voyant entrer son fils qu’il n’a pas vue depuis son départ aux armées, il décède d’émotion. Guillaume fait la connaissance de l’épouse de son père, Jeanne HAMON qui deviendra plus tard sa femme. Mais dans l’immédiat il doit organiser l’enterrement. A cette époque les baptêmes, mariages et sépultures sont célébrés à Maroué. Il constate que quatre autres habitants sont décédés et ne peuvent pas être enterrés et aussi que plusieurs nouveaux nés ne sont pas baptisés car les fortes pluies ayant transformé en torrent le cours d’eau « le Gouessant » le gué, habituel passage entre La Poterie et Maroué est infranchissable.

Aux armées, il avait commandé une batterie de 4 canons. Avec son   expérience des situations difficiles, il organise avec l’aide de son ami, Guillaume Du Bouilly, le passage des corps. Il passe commande de deux cordes de cabestan de 320 toises, puis chez les maîtres charpentiers GOUÉZO, il présente un croquis d’une charrette aménagée en radeau avec des barriques dessous. Le surlendemain tout étant prêt, on se  dirige vers le gué du moulin.

Ayant noué les cordes au tronc d’un chêne et à la selle d’un cheval, il lance celui-ci au galop qui bondi dans les eaux tumultueuses. Puis ayant fait un système de coulisse avec une deuxième corde qui doit servir à guider le radeau, il retraverse à cheval le cours d’eau. Il y eut quelques moments difficiles pour la traversé du radeau sur les trente mètres de large du cours d’eau. Ils furent à l’heure convenue pour la cérémonie de sépulture.

Vers 1610, avec les dispenses nécessaires, il épouse Jeanne HAMON, sa belle-mère. Ils ont quatre enfants dont Pierre (11ème génération).

Guillaume meurt à la Poterie le 26 novembre 1627 à 60 ans.

Toise ; mesure de longueur valant 1.949 mètres

Ce texte est un résumé extrait de l’article du livre de Louis BAUDET, ancien maire de La     Poterie, « La Poterie – Une Commune en pays Gallo »

 

La Poterie est un village situé prés de Lamballe, dans le département des   Côtes d’Armor.

Ce village était une trève de la paroisse de Maroué et devint la paroisse Saint-Yves de la Poterie.

Dés le XIème siècle, on y trouve des potiers, potiers statuaires, briquetiers et tuiliers. Selon un décompte, en 1400, il y avait 28 ateliers de potiers. En 1855: 60. En 1900, il reste 7 fours, le dernier s’éteint vers 1920.

Les poteries étaient cuites à plus de 900°. Elles étaient vendues tous les jeudis sur le marché de Lamballe, à la foire de la Montbran.

Les potiers habitaient dans des maisons appelées « hoté »

Caves : trou où est l’argile était prélevé

Hôté : habitation de potier

Reü : Tour de potier constitué d’une roue de la taille des roue de   charrette.

Teules :  planchettes de bois

La Poterie - Un four à pots

Le sous-sol des landes est composé d’une roche particulière : le gabbro de Trégomar. En s’altérant, cette roche produit une argile basique, alors que la quasi-totalité des sols bretons sont acides (granit, schiste). L’argile étant de très bonne qualité, les potiers ont creusé d’innombrables cavités, qui forment aujourd’hui une mosaïque de mares à    géométrie variable.

 

La vente des pots au marché de Lamballe

Sources:

La Poterie Hier et Autrefois – Marcel HAMON

La Poterie – Une commune en pays Gallo – Louis BAUDET

Mon arbre généalogique

Exposition anniversaire 20 ans de l’AGFG

Une exposition se tiendra du 7 au 14 mars 2018, retraçant les 20 ans de notre association.

A cette occasion les adhérents ont préparé des  panneaux sur le thème suivant : « Nos ancêtres témoins de leur temps» 


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