Bulletin 52 1er trimestre 2017

bulletin 52
Bulletin 52 1er trimestre 2017

 

Sommaire du numéro 52

  • Editorial du Président
  • Les archives
  • Exposition Voyage en écriture
  • Une Journée à Montmartre
  • La bibliothèque
  • Les archives judiciaires
  • Les archives de la Police
  • Les archives ecclésiastiques
  • La revue de l’AGFG

Journée porte ouverte 2016

Nous avons accueilli pour première fois les cercles de généalogie de Picardie et du Pas-de Calais à la Maison des associations le samedi 1 octobre 2016.

La Picardie était représenté par 3 associations , l’Association  Généalogique de ‘Oise , le Cercle généalogique de Picardie et enfin le Cercle généalogique de l’Aisne. Le Pas-de-Calais  était représenté par l’Association généalogique du Pas-de-Calais.

Cette porte ouverte a rencontré un vif succès auprès de nos adhérents et les généalogistes amateurs.

Nous remercions vivement  les cercles invités  et  nous espérons reconduire cet événement.

Les lieux mythiques de Montmartre

Le Bateau-Lavoir

Lieu historique de la peinture à Montmartre.

Le Bateau-Lavoir est situé à l’angle des rues d’Orchampt, Ravignan et la place, était une bâtisse construite en guingois. Les peintres et les poètes qui y habitèrent au début du XXème siècle , lui donnèrent son nom de Bateau-Lavoir, et la gloire. Parmi les habitants ou invités célèbres, citons, Juan Gris, Van Dongen, André Salmon, Pierre Mac Orlan, Max Jacob, Picasso et Fernande Olivier, Guillaume Apollinaire, Marie Laurencin, George Braque, Marie Laurencin, Gertrude Stein, le Douanier Rousseau.

Le bâtiment actuel est une reconstitution car l’original a brulé en 1970.

Le Moulin de la Galette

C’était avant 1870 un moulin pour la farine dont la qualité permettait au propriétaire d’en faire des galette de seigle très appréciées. Ce moulin ne servait pas qu’aux céréales, mais aussi à broyer le gypse des carrières de la Butte. Les propriétaires , Debray,  ouvrent un bal en 1870 où l’on servait la piquette des vins de la Butte dans un saladier bourré de sucre. Toulouse-Lautrec a immortalisé le Bal du Moulin de la Galette, de son vari nom le Bal Debray.

Louise Michel

L’école qu’elle dirigea en 1871

Les Vignes

Le Clos Montmartre entre la rue St-Vincent et la rue des Saules

Le lapin Agile

lieu historique de la poésie à Montmartre.

Lieu malfamé d’une guinguette avant 1860 , connu sous le nom Au rendez-vous des Voleurs, racheté par un certain Salz, qui le restaura en faisant peindre des scènes de vie de célèbres meurtriers de l’époque , comme Lacenaire, il devint le Cabaret des Assassins. En 1875 ou 1880 il demanda au caricaturiste André Gill (1840-1885) de lui peindre une enseigne représentant un  lapin s’échappant d’une casserole. Ie cabaret est racheté par une ancienne danseuse du Moulin Rouge , la mère Adèle et le transforme en Caf’Conc’.  Aristide Bruant s’y produisait et se porta acquéreur en 1903 et renomma Lapin à Gill. Il fit fortune grâce aux célébrités qui le fréquentèrent. Citons Mac Orlan, Picasso, Utrillo, Dorgelès, Francis Carco Apollinaire etc… Le Lapin Agile est surtout connu pour le célèbre canular den 1910 de l’âne Lolo qui exécuta un tableau peint avec sa queue. Ce tableau fut exposé au Salon des indépendants sous le nom « Et le soleil s’endormit sur l’Adriatique par  Joachim-Raphael Boronali  et remporta un grand succès et des acheteurs se ruèrent pour l’acquérir. Dorgelès dévoila la supercherie avec un constat d’huissier dans les grands quotidiens de l’époque.

George Brassens et Claude Nougaro y ont commencé leur carrière.

Il donne encore sa chance à de jeunes chanteurs.

André Gill

Citoyen et dessinateur engagé à participé aux luttes  sociales de son temps. Il est confronté à la censure de ses caricatures qui lui valent de nombreux procès. Il pousse son engagement à se représenter en lui-même en ouvrier sur une toile Le Nouveau-Né. (Voir le tableau de la collection du Petit-Palais, Le Nouveau-Né de 1881). Il venait de perdre un enfant, et ébranlé par se deuil et pour suivi par ses créanciers, il perd la raison et finit ses jours à l’asile d’aliénés de Charenton en 1885.

La Maison Rose

Suzanne Valadon de son vrai nom Marie-Clémentine Valade née en 1865 à Limoges est une enfant naturelle abandonnée par sa mère. Après divers métiers comme blanchisseuse, trapéziste dans un cirque, elle finit par échouer à Montmartre comme modèle nue pour des artistes célèbres, dont Puvis de Chavannes (voir ces œuvres à La Sorbonne, au Panthéon etc..), et Toulouse-Lautrec. De ces amours volages naîtra Maurice (Utrillo).Ce dernier la pousse à peindre , très douée, mais leur relation fut explosive. Son atelier était au 12 rue Cortot, qui est maintenant le Musée de Montmartre.

Le Moulin Rouge

A l’origine il s’agissait an 1850 d’un bal nommé le bal de a Reine Blanche, il prit son nom actuel en 1889 par le catalan Joseph Oller. Il est aussi l’inventeur du PMU. Son attraction principale était le quadrille naturiste que dansait les danseuses comme La Goulue, Rayon d’Or, Nini Pattes en l’air, Grille d’égout et surtout Valentin le Dessossé. Ensuite viendra une autre mode le French cancan en référence à la démarche des canards, et cette création sera rendue célèbre par le peintre albigeois Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901). Ce peintre a décrit la vie au Moulin-Rouge et les autres cabarets comme le lapin Agile d’Aristide Bruant, le Moulin de la Galette.

Un autre personnage célèbre a vécu au Moulin Rouge, il s’agit de Boris Vian , de 1953 à 1959, il habitait en fait dans les loges du Moulin Rouge, au-dessus du Cabaret.

Le Montmartre d’Amélie Poulain

la rue Lepic et la rue des Abbesses.

 

Avenue Junot

Maison de Francisque Poulbot (1879-1946)

Affichiste et dessinateur, installé à Montmartre en 1914.  Très attaché à la vie des montmartrois, très patriote, il crée en 1920 avec ses amis le peintre André Willette, l’illustrateur Jean-Louis Forain et Maurice Neumont, la République de Montmartre. Il vient en aide aux enfants nécessiteux de Montmartre et ouvre un dispensaire rue Lepic. Il habitait au 13 de l’avenue et est inhumé au cimetière de Montmartre. Le néologisme poulbot a été créé en référence à ses caricatures des titis parisiens.

Maison de Tristan Tzara (1896-1963)

Poète et essayiste roumain de son vrai nom Samuel Rosenstock est l’un des fondateurs du mouvement Dada. Arrivé à Paris en 1920 chez le peintre Picabia, il fait la connaissance d’André Breton, Philippe Soupault et Louis Aragon.  Il a vécu au 15 avenue Junot, dans une maison construite en 1926 par l’architecte autrichien Adolf Loos (1870-1933) son unique réalisation française, pour lui-même et son épouse suédoise la peintre Greta Knudson.

 

CINE 13 THEATRE,  La belle histoire.

 

Pour les besoins du film Edith et Marcel, Claude Lelouch fait construire en 1983 , le Ciné 13 . Le film est sorti le jour de la naissance de sa fille Salomé (25 juin 1984).

Situé au cœur de la Butte Montmartre et adossé au Moulin de la Galette, cet édifice très Art Déco se trouve au croisement de la très chic Avenue Junot et de la rue Girardon.

La Place Marcel Aymé

Le Passe Muraille est recueil de nouvelles paru en 1943 écrit par Marcel Aymé. Il habitait sur cette place au numéro 26. Il avait comme voisin et ami Jean Marais, qui sculptera à sa mort un Passe-Muraille pour lui rendre hommage.

 

Les belles demeures de l’Avenue

Une impasse dans un style très british

La Place Dalida et l’Allée des Brouillards

L’allée des Brouillards

Le château des Brouillards est une construction du 18éme siècle (1772) pour le marquis Lefranc de Pompignan. Gérard de Nerval y habitat. Comme il séjourna (car il promenait en laisse un homard vivant dans les jardins du Palais Royal) aussi à la Folie Sandin ou Cendrin qui était un établissement de soins pour malades mentaux (1820-1845) tenu par le Dr Esprit-Sylvestre Blanche  ( rue de Norvins). Il a été restauré et blanchi.

 

Auguste Renoir  y vécut et son fils Jean set né dans cette endroit.Lle comédien Jean-Pierre Aumont a vécu aussi dans cette Allée.

L’allée démarre sur la place Dalida et se termine sur la place des Quatres Frères Casadesus.

La place des Quatre Frères Casadesus rend hommage aux à 4 frères qui se sont distingués dans la musique, Francis (1870-1954) compositeur et chef d’orchestre, Robert (1878-1940) compositeur d’opérettes, Henri (1879-1947) virtuose de l’alto et de la viole d’amour et enfin Marcel violoncelliste mort au champ d’honneur le 10 octobre 1914.

Cette famille d’artiste dont l’origine est catalane (Figueras), compte nombre d’artistes.

Gisèle Casadesus  est la fille de Henri, est née en 1914 (102 ans à ce jour).

Cette place faisait partie de la rue Simon Dereure avant 1973.Louis Simon Dereure (1838-1900) , cordonnier était une personnalité de la Commune de Paris, élu maire adjoint du 18éme arrondissement en novembre 1870 au côté de George Clémenceau, maire de Montmartre. Il a combattu sur les barricades pendant la semaine sanglante de la Commune, condamné à mort il parvient à s’échapper en Suisse puis s’établit à New-York. Revenu en France en 1880 il échoue à devenir député et reste cordonnier.

 

La rue de l’Abreuvoir

Au 19 une cuvette pavée en contrebas de la balustrade était un abreuvoir où les bêtes (chevaux , ânes ,vaches ,moutons …) venaient le soir se désaltérer et prendre un bain de sabots après le dur labeur.

le square Suzanne Buisson

Au bout de l’impasse, précédemment nommé impasse St-Denis, se trouvait une fontaine portant aussi le nom de St-Denis et qui était un lieu de pèlerinage. La fontaine a disparue en 1810, engloutie par une carrière de plâtre. On prétend que St-Denis partant sa tête y serait venu pour la laver (sa tête) avant de poursuivre son chemin vers la banlieue. Derrière l’impasse se trouve le square Suzanne Buisson avec une stèle de St-Denis portant sa tête. L’eau de la fontaine avait le pouvoir de guérir des fièvres du martyr était un lieu de pèlerinage, mais aussi celui de garantir aux époux la fidélité de leurs femmes, « Jeune fille qui a bu l’eau de la fontaine Saint Denis reste fidèle à son mari ».

Départ pour la visite

La Basilique du Sacré-Cœur

La Basilique du Sacré-Cœur, est une histoire de goût, mais depuis, la fin de sa construction, ceux qui la critiquait ne se compte plus que sur les doigts d’une main (terminé en 1914).

Elle est dû au plan de l’architecte Paul Abadie, vainqueur d’un concours parmi 75 projets en 1874. La construction commença par la pose de la première pierre le 16 juin 1875, inaugurée le 28 juin 1889 et achevée en 1914 et consacrée après la Grande Guerre le 16 octobre 1919. Le financement a été fait sous la forme de souscription.

La construction de l’édifice a pour origine la dévotion de quelques catholiques fervents qui décidèrent par un « vœu national » de consacrer une église au Sacré-Cœur de Jésus. Origine remontant au XVIIème siècle , et après de nombreuses tentatives auprès des souverains de Louis XIV jusqu’à  Louis XVIII, ce n’est que lors du conflit de 1870 que la décision fut prise. Approuvé par le Cardinal Guilbert (rue donnant sur le Parvis côté gauche) et consacré en 1872, approuvé par le pape Pie IX en la même année, projet adoptée par l’assemblée Nationale en juillet 1873, un concours fut organisé entre le 1er février et le 30 juin 1874 pour choisir l’architecte.

L’emplacement de la basilique était un lieu de pèlerinage très connu, pour le martyre de Saint Denis, fréquenté par Ignace de Loyola et François Xavier.

Le Dôme central mesure 83 m., on peut y accéder par un escalier de 330 marches pour admirer une vue panoramique exceptionnelle sur Paris.

La Basilique est orientée Nord Sud, en direction du centre de Paris, contrairement à St-Pierre de Montmartre qui est orientée Est-Ouest comme toutes les églises.

 

C’est la seule église et l’une des rares en France à pratiquer l’adoration perpétuelle. Les fidèles se relaient pour prier devant le St-Sacrement, de jour comme de nuit, et ce depuis 1885.

 

Eglise de St Pierre de Montmartre

Eglise de St Pierre de Montmartre, seule église paroissiale de la Butte.

C’est de cet endroit que Claude Chappe (1763-1805) fit en 1793 ses premières expériences de télégraphie aérienne dans une tour construite sous les voûtes de l’abside. Ce télégraphe fonctionna jusqu’en 1844.

Il est l’inventeur du sémaphore et fut le premier entrepreneur de télécommunication. Il développa son invention ses quatre frères. Les premiers essais eurent lieu en 1791 entre Paris et Lille.

 Le carmel

le carmel, fondé en 1928 pour assurer tout près de la Basilique du Sacré-Cœur une présence de prière, se veut être  un oasis de silence et de paix au sein de Paris.

Situé au pied du campanile de la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, rue du Chevalier de la Barre, une vingtaine de sœurs y vivent .

Le repas à la Bonne Franquette

Le Funiculaire

 

Le funiculaire permet de gravir les 108m de la butte à partir de la Place St-Pierre (altitude 81m) pour accéder au pied de la basilique (altitude 118m) rue du Cardinal Dubois. Il a été décidé en 1891, ouvert en 1900, rénové en 1935 et depuis 1991 il est automatique.

En avant pour la visite. Pour commencer, prendre des forces pour l’ascension de la butte, rien de tel qu’un bon repas à la Bonne Franquette

La Bonne Franquette

Plantée de vergers et semée de moulins à vent, la butte Montmartre devint le quartier ouvrier et populaire du XIXème siècle. Aujourd’hui Montmartre a conservé l’aspect d’un village aux rues pavées et aux maisons basses.Au 2 rue des Saules, ce restaurant était la guinguette Aux billards en bois. Il faisait face au Consulat.

 
Les clients comme les artistes peintes ou écrivains étaient les bienvenue et ne payait pas souvent.
On peut citer Von Gogh, Diaz de la Pena, Paul Cézanne, Zola.
On peut passer à table

Autour de La Butte Montmartre

La Place du Tertre

Perché tout en haut de la Butte avec ses moulins dont il ne reste plus que le fameux Moulin de la Galette transformé  en salles de réceptions et séminaires un peu isolé du brouhaha , Montmartre n’est plus le village isolé qu’il était autrefois.

Mais il reste La Place du Tertre encore des petites ruelles biscornues et des escaliers, ainsi que des réverbères, fontaines Wallace et des jardins et espaces de verdures.

Avec la tour Eiffel et les Champs Elysées, la place du Tertre est l’un des sites parisiens les plus visités par les touristes en mal de décor authentique.

La Place du Calvaire

La rue Norvins et la folie Sandrin

La maison du Docteur Blanche au 22 Rue Norvins, en face de l’ancien Réservoir de la rue Lepic. Cet édifice était une maison était connu sous différents noms, la maison des Rochers, la Folie Sandrin ou Cendrin. Une Folie était au XVIIIème siècle le nom donné aux maisons discrètes très à la mode où les seigneurs de l’époque

Les cabarets de la butte

Pendant la Seconde Guerre mondiale, entre 1940 et 1944, la période occupée, la Butte Montmartre était très appréciée. Chaque site touristique se plie aux us et coutumes des occupants qui voue une véritable fascination de ce quartier. Ils possèdaient une multitude de cantines particulièrement prisées.

Le Tartempion

Patachou (1918-2015) de son vrai nom Henriette Ragon.

Au 13 rue Mont Cenis en 1948, elle ouvre en annexe d’une boulangerie un salon de thé , Chez Patachou, et elle créé un restaurant          avec un espace musical. Elle s’y produit avec succès et le restaurant est rebaptisé cabaret Patachou. De nombreux artistes français y ont soit débuté ou fait des triomphes, comme Jacques Brel, Edith Piaf, Charles Aznavour, Hughes Auffray, Claude Nougaro, Michel Sardou, Romuald etc..

Son Cabaret est devenu le restaurant Tartempion.

 

Bulletin 50 – 2éme trimestre 2016

Bulletin-050
Sommaire du numéro 50

  • Editorial du Président
  • La fiscalité
  • Les 30 ans des Archives du Val d’Oise
  • Parrains et marraines illustres
  • Généalogie du Grand-Dauphin
  • Registres: les prêtres racontent
  • La bibliothèque
  • Registres: La peste
  • La vie de nos ancêtres
  • La revue de l’AGFG