Après Dunkerque 1940 , Vie de prisonnier

© Myriam Montois – Tous droits réservés

Le 17 juin ou le 18 juin arrivons au camp d’Alexisdorf  où seuls les Bretons ,les Alsaciens et les Flamands restent. La lutte pour manger commence. C’est dur, le menu n’est pas fort. Le matin, café, le midi 1 litre de soupe et à 5h 300 g de pain avec graisse ou fromage, mais jamais sec.

Le 25 juillet, pour la signature de l’armistice nous touchons double ration. Dur à avaler…

Nous allons décharger un bateau de tourbes on n’y gagne un morceau de pain blanc avec du beurre. On travaille quatre heures tous les quatre jours. Le travail consiste à charger des wagonnets de terre et à les vider. Le camp est situé dans les sables à 50 km environ de Hambourg.

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Nous changeons de camp : Bad Orb

Baraque 17, lits superposés avec de la paille de bois..

Nourriture maigre, juste de quoi ne pas tomber. On se débrouille comme on peut ; on cherche des patates, dans les peluches, on mange des trognons de choux.

« Le 7 août je suis désigné avec 29 copains pour partir travailler. Nos illusions de retour en France se sont envolées depuis longtemps…

Nous sommes le Kommando 56; nous partons le matin nantis d’1/3 de boule de pain pour Langenselbold. Le véritable travail nous emmène à Rükingen ; nous travaillons à faire une tranchée, puis à rouler des wagonnets, à mettre du gazon etc..

Quand il fait vilain temps nous allons dans les fermes, travailler au jardin …. Nous avons fait les battages: ce jour-là nous avons mangé plus qu’à notre faim: morceaux de tarte, charcuterie, pain, cidre. Nous avons également ramassé des têtes de maïs.»

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Recueil de chansons écrites au Stalag

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