L’Abbé Grégoire

Henri Grégoire est né le 4 décembre 1750 à Vého, près de Lunéville.
Son père, Bastien Grégoire, était un simple ouvrier tailleur d’habits et sa
mère, Marguerite Thiébaut, sans profession, était une femme décrite
comme d’une grande piété

Acte de baptême d’Henri Grégoire - 5 décembre 1750 (Archives départementales de Meurthe-et-Moselle)

Henri, fils de Bastien Grégoire et de Marguerite Thiebaud ses père
et mère paroissiens manoeuvres de Vého, est né le quatrième
décembre de l’année mil sept-cent cinquante et a été baptisé le
cinquième. Il a pour parrain Henry Thiebaud et pour marraine
Anne Janot paroissienne d’Azerailles qui ont signé.

Enfance et formation
Henri Grégoire commença ses études avec le curé de Vého qui avait remarqué ses dispositions intellectuelles dès l’âge de cinq ans. A huit ans, il savait lire et écrire.
Il fut ensuite pris en main par l’abbé Cherrier, curé d’Enberménil, village voisin, qui l’accueillit dans le collège qu’il avait fondé pour des enfants de familles aisées et de petite noblesse.

Le petit Grégoire fut un élève nonpayant, ses parents n’ayant pas les moyens de payer ses études. Seuls ses dons intellectuels lui ont ouvert cette porte. Il étudia les saintes Ecritures, les mathématiques, la géométrie et la grammaire.
Dès cette époque est apparue sa vocation sacerdotale.
Il fut admis au collège jésuite de Nancy en 1764 et poursuivit ses études à l’Université de Nancy de 1769 à 1771.
Parallèlement, il suivit des cours au séminaire de Metz tenu par les Lazaristes et fut ordonné prêtre en 1775.

Le curé de campagne « éclairé »
Après son ordination et comme la majorité des jeunes prêtres de l’époque, Henri Grégoire devint vicaire de paroisse.

Ce n’est qu’en 1782, qu’il fut nommé curé à Emberménil en Lorraine, succédant à son ancien maître l’abbé Cherrier qui avait exprimé ce voeu dans son testament.

Il s’attacha à l’instruction de ses paroissiens, créa une bibliothèque accessible à tous et renfermant de nombreux ouvrages d’agronomie. Il aida les
agriculteurs à rationaliser leur production et à l’augmenter.

Il voyagea également beaucoup et rencontra les membres d’autres religions.
Il eut, notamment, des contacts avec un pasteur protestant et, en 1787,
prononça un discours de bienvenue lors de l’inauguration de la synagogue de Lunéville.
Il fut connu localement comme un bon prédicateur et fut souvent invité à prêcher dans les paroisses voisines.

Vie intellectuelle et philanthropie
En dehors de sa paroisse, Grégoire mena une vie intellectuelle active. Il parlait l’anglais, l’italien et l’espagnol et, dans une moindre mesure, l’allemand, ce qui lui permis de se tenir au courant des nouveautés
intellectuelles.
Il devint correspondant de plusieurs académies. En 1783, il fut couronné par l’académie de Nancy pour son Eloge de la poésie et, en 1788, par celle de Metz pour son Essai sur la régénération physique et morale des Juifs, qui fut
traduit en Angleterre dès l’année suivante.

Dans cet ouvrage remarquable, il défendait avec chaleur la cause de cette population si longtemps mise à
l’écart et réclamait pour elle l’égalité civile.
L’Abbé Grégoire fit également partie de la Franc-maçonnerie, dans la loge parisienne des Neuf Soeurs.

Mort de l’Abbé Grégoire
Agé de 80 ans, l’abbé Grégoire meurt à Paris, le 28 mai 1831.
Le jour de son décès, l’archevêque de Paris, s’opposa à ce qu’il reçoive les derniers sacrements. Il exigea de Grégoire sa renonciation au serment de la Constitution civile du Clergé.

Mais l’Abbé Grégoire, fidèle à ses convictions, refusa tout net. L’Abbé Guillon , malgré les ordres de sa hiérarchie, accepta d’accéder sans condition aux désirs du mourant. L’autorité romaine ferma l’église à sa dépouille, mais deux mille personnes l’accompagnèrent au cimetière Montparnasse
En 1989, à l’occasion du bicentenaire de la Révolution française, les cendres de l’Abbé Grégoire sont transférées au Panthéon.

acte de décès de l'abbé Grégoire

D’abord connue sous le nom de rue Saint-Maur-Saint-Germain, elle porte le nom de l’Abbé Grégoire depuis un arrêté préfectoral du 4 novembre 1880.

Plaque apposée au 44 rue du Cherche-Midi Paris 6e

L’Abbé Grégoire : sa vie politique

En 1789, Henri Grégoire fut élu député par le clergé du bailliage de Nancy aux Etats généraux. Il se fit rapidement connaître en s’efforçant, dès les premières sessions de l’Assemblée, d’entraîner dans le camps des réformistes ses collègues ecclésiastiques et de les amener à s’unir avec le Tiers état qu’il rejoignit lui-même le 14 juin 1789.
Dans un contexte d’agitation politique, les députés du Tiers-Etat, s’érigèrent eux-mêmes en une Assemblée nationale constituante le 17 juin 1789.
Grégoire et La Fayette y siègeaient au centre gauche. Le 3 juillet, Grégoire devint l’un des deux secrétaires de l’Assemblée, désigné à la quasi unanimité.
Le 20 juin 1789, les députés du Tiers-Etat auxquels s’étaient ralliés des représentants du clergé et de la noblesse, prêtèrent le « Serment du jeu de paume » par lequel ils jurèrent « de ne point se séparer avant d’avoir donné une constitution au royaume ».

le « Serment du jeu de paume »

Grégoire contribua à la rédaction de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen adoptée le 26 août 1789. Il fut l’auteur de l’article premier : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ».

Il vota la Constitution civile du clergé en 1790, puis l’égalité des droits civils pour les juifs en 1791.
A l’Assemblée constituante, il réclama l’abolition totale des privilèges, proposa la motion d’abolir le droit d’aînesse et combattit le cens du marc d’argent, exigeant l’instauration du suffrage universel.
Premier prêtre à avoir prêté serment à la Constitution civile du Clergé, il fut élu évêque constitutionnel par deux départements à la fois, la Sarthe et le Loir-et-Cher (1791). Il opta pour ce dernier et administra le diocèse de Blois
pendant 10 ans avec un zèle exemplaire Le département du Loir-et-Cher l’élut également député à la Convention
nationale où il siègea dans les rangs de la Montagne (la gauche révolutionnaire), toujours en habit ecclésistique Il défendit avec persévérance la tolérance et la liberté. Promoteur de l’abolition de la royauté, il refusa
néanmoins de voter la mort du roi.
Malgré la Terreur, il ne cessa jamais de siéger à la Convention et n’hésita pas à condamner vigoureusement la déchristianisation des années 1793 et 1794.
Plusieurs fois, il faillit être arrêté. Il ne continua pas moins à se promener dans les rues en robe épiscopale et à célébrer tous les jours la messe chez lui.
A la chute de Robespierre, il fut le premier à demander la réouverture des lieux de culte.
Grégoire s’occupa de la réorganisation de l’instruction publique en étant un des membres actifs du Comité d’instruction publique. Dans le cadre de ce Comité, il entreprit une grande enquête sur les « patois » pour favoriser l’usage du français.

Il fut le créateur, en 1794, du Conservatoire des Arts et Métiers (CNAM qui existe toujours). Il fut également l’inventeur du Bureau des longitudes, dont l’objectif était d’améliorer le transport maritime par une meilleure
connaissance des distances.

Enfin, il participa à la sauvegarde de certains lieux contre les pillages, au motif qu’ils faisaient partie de l’histoire de France. Cet engagement préfigura la création du statut de Monument historique.
En 1795, il fut élu membre du Conseil des Cinq-Cents où il siègea jusqu’en 1798. En février 1795, il obtint que soit proclamée la liberté des cultes.
Sous le Directoire, il s’efforça de réorganiser l’Eglise constitutionnelle Membre du corps législatif en 1800, il fut nommé au Sénat en décembre 1801, où il fit partie de l’opposition.
Il fut un des cinq sénateurs qui s’opposèrent à la proclamation de l’Empire. Il s’opposa de même à la création de la nouvelle noblesse, puis au divorce de
Napoléon. Exclu des fonctions publiques sous la Restauration, il fut élu député de l’Isère en 1819, ce qui entraîna la fureur des ultra-royalistes qui le firent chasser de la Chambre des députés.
Il vécut dès lors dans la retraite mais, toute pension lui ayant été supprimée, il fut contraint de vendre sa bibliothèque.

L’Abbé Grégoire, le défenseur légendaire des hommes de couleur Prêtre constitutionnel sorti du peuple, dont il connaissait les moindres aspirations, propagandiste ardent de la foi chrétienne, l’Abbé Grégoire s’était
institué, dès le début de la Révolution, l’adversaire résolu de toutes les iniquités sociales. L’esclavage et la traite des noirs lui apparaissant comme un crime de
lèse-humanité, il partira en guerre contre les marchands de chair humaine, fondera avec Robespierre, Condorcet, La Fayette et quelques autres, en 1788, la Société des Amis des Noirs et, jusqu’à sa mort, poursuivra sans faiblir une action généreuse qu’il croit, à juste titre, conforme à la mission de la France.
En 1791, il sollicita les droits de citoyen actifs pour les gens de couleur.
Il contribua au vote en 1794 aboutissant à la première abolition de l’esclavage.

La lettre ci-dessous, écrite au Cardinal Fontana en 1818, montre que, 30 ans après sa première intervention en faveur des intérêts moraux et matériels des hommes de couleur, Grégoire cherche en outre à sauver leur âme.

Source: Bibliothèque de l'Arsenal

Louis Mandrin

Les origines de Louis Mandrin

Il est né le 11 février 1725 à Saint-Etienne de Saint Geoirs dans l’Isère, fils de François-Antoine Mandrin

Il est issu d’une famille établie, autrefois riche mais sur le déclin.

Louis est l’ainé d’une fratrie de 9 enfants.

A 17 ans il devient orphelin.

 

C’est un bel homme, blond, bien fait de corps, robuste et agile. A ces qualités physiques il joint un esprit vif et prompt.

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La Ferme générale

Aux XVème et au XVIème siècle le recouvrement des impôts dépasse les capacités des officiers royaux.

Mise en place d’un affermage, c’est-à-dire qu’un fermier est chargé de collecter un certain montant qu’il doit reverser à la couronne, libre à lui de définir les sommes dues par les contribuables

Ce système va subir plusieurs évolutions jusqu’à la Révolution : nombre de fermes (regroupées par région ou non). C’est Colbert qui regroupe les « Fermiers » dans un Ferme générale ; elle prendra sa forme définitive sous Louis XV d’association de 40 fermiers.

Le personnel a pu être de 25 000 personnes divisé en 2 branches d’activité : les « bureaux » vérifient, liquident et perçoivent et les  « brigades » qui préviennent, recherchent et répriment la contrebande. Les employés de la Ferme ne sont pas fonctionnaires mais agissent au nom du roi et de ce fait bénéficient des privilèges et de la protection du Roi.

La principale taxe collectée était la « gabelle », impôt sur le sel. Cette marchandise avait une importance considérable dans la vie quotidienne car elle permettait de conserver la viande.

Parmi les autres marchandises concernées on trouve le tabac et sous Louis XIV les « indiennes », cotonnades bon marché imprimées dont l’importation et la fabrication avaient été interdite en France pour protéger les industries textiles traditionnelles : soie, laine, lin et la balance commerciale.

Les « Fermiers généraux », de par la rapacité de leurs agents, la dureté dont ils usaient envers les contribuables les faisaient exécrer par la population.                                      

Maison de famille à St-Etienne de STGeoirs
le Château de Rochefort
La ferme générale

La complainte de Mandrin

« Nous étions vingt ou trente,
Brigands dans une bande,
Tous habillés de blanc,
À la mode des…
Vous m’entendez ?
Tous habillés de blanc
À la mode des marchands.

La première volerie
Que je fis dans ma vie
C’est d’avoir goupillé,
La bourse d’un…
Vous m’entendez ?
C’est d’avoir goupillé
La bourse d’un curé.

J’entrai dedans sa chambre
Mon Dieu, qu’elle était grande !
J’y trouvai mille écus,
Je mis la main…
Vous m’entendez ?
J’y trouvai mille écus,
Je mis la main dessus.

J’entrai dedans une autre,
Mon Dieu, qu’elle était haute !
De robes et de manteaux
J’en chargeai trois…
Vous m’entendez ?
De robes et de manteaux,
J’en chargeai trois chariots.

Je les portai pour vendre
À la foire en Hollande.
J’ les vendis bon marché,
Ils n’ m’avaient rien…
Vous m’entendez ?
J’ les vendis bon marché,
Ils n’ m’avaient rien coûté.

Ces Messieurs de Grenoble
Avec leurs longues robes,
Et leurs bonnets carrés,
M’eurent bientôt…
Vous m’entendez ?
Et leurs bonnets carrés
M’eurent bientôt jugé.

Ils m’ont jugé à pendre,
Ah ! c’est dur à entendre !
À pendre et étrangler,
Sur la place du…
Vous m’entendez ?
À pendre et étrangler,
Sur la place du Marché.

Monté sur la potence
Je regardai la France,
J’y vis mes compagnons,
À l’ombre d’un…
Vous m’entendez ?
J’y vis mes compagnons,
À l’ombre d’un buisson.

Compagnons de misère,
Allez dire à ma mère,
Qu’elle ne me reverra plus,
Je suis un enfant…
Vous m’entendez ?
Qu’elle ne me reverra plus,
Je suis un enfant perdu

L'arme de Mandrin
un braquage
L'arrestation de Louis Mandrin

Les Campagnes et l’arrestation

Après une expédition de ravitaillement de l’armée d’Italie qui avait mal tournée, il y a perdu près de 80 mules sans indemnisation, Mandrin se lance dans la fabrication de fausse monnaie et la contrebande et il ne serait peut-être pas devenu le « Bandit au grand cœur » qui finit sur la roue et la bête noire de la Ferme générale.

Il commencera par intégrer un groupe de contrebandiers se livrant au commerce illicite du tabac et des indiennes entre les cantons suisses, Genève, et les états de Savoie alors souverains et la France où il a ses dépôts d’armes et de marchandises, et la France, et bénéficiant à l’époque d’une certaine indulgence du roi de Sardaigne Charles-Emmanuel III dont les duchés de Savoie dépendaient.

Il va vite devenir le chef de cette troupe constituée pour beaucoup de prisonniers, ni voleurs ni assassins, qu’il libère sous l’œil de leurs geôliers stupéfaits. En 1754 il organise 6 campagnes de contrebande en investissant par surprise des villes telles que Rodez, le Puy en Velay, Beaune, Autun…Il provoque les fermiers généraux en obligeant leurs employés, sous la menace, à acheter ses marchandises. Ne s’attaquant qu’aux fermiers généraux, très impopulaires, il reçoit rapidement le soutien de la population, d’une partie e l’aristocratie locale et gagne l’admiration de Voltaire lui-même.

Il devenait évident pour la Ferme générale qu’une telle situation ne pouvait durer. Elle demande et obtient le concours de l’armée pour l’arrêter. Des troupes légères et mobiles, fusillers et chasseurs, viennent en renfort des volontaires du Dauphiné en place. Mais Mandrin se réfugie dans la Savoie toute proche, les fermiers généraux décident de pénétrer en Savoie en déguisant leurs soldats en paysans et grâce à la trahison de 2 des siens il va être arrêté avec son compagnon Saint-Pierre. Ils sont ramenés en France. Le roi de Sardaigne n’apprécie pas du tout cette incursion sur son territoire d’autant que les soldats français ont mis à sac le château où s’était réfugié Mandrin, la cave riche en bouteilles en particuliers d’où les péripéties du procès.

la grotte de Mandrin
Mandrin prisonnier
Le supplice de la roue

Le Jugement et l’Exécution

L’arrestation de Mandrin en Savoie dans des circonstances mouvementées (soldats français déguisés en paysans savoyards), état sous la coupe du roi de Sardaigne Charles-Emmanuel III, a posé un problème diplomatique.

En effet lorsque le roi de Sardaigne apprend que Mandrin a été ramené en France, il exige auprès de Louis XV qu’il lui soit remis pour être jugé.

Louis XV délègue une humiliante ambassade extraordinaire conduite par le comte de Noailles chargée de faire des excuses pour le rapt de Mandrin. Alors que la volonté royale est de faire profil bas, l’ambassadeur est reçu avec faste à Chambéry, Suze puis Turin, Charles-Emmanuel voulant en tirer un maximum d’éclat.

Cette démarche n’était pas dénuée d’intention politique car la France craignait que la Sardaigne rejoigne l’Angleterre à une période tendue qui aboutira quelques années plus tard à la guerre de 7 ans.

Finalement la France accepte que Mandrin soit livré à la Savoie mais la Ferme générale, qui veut en finir avec lui, précipite le procès où il est condamné à être roué vif et exécuté le 26 mai 1755.

Attaché à une croix il a eu les membres brisés avec une barre de fer puis a été placé sur une roue de carrosse. L’évêque de Valence estimant qu’il avait fait preuve de repentir demanda au bourreau de mettre fin à ses souffrances en l’étranglant après 8 minutes d’exposition sur la roue. Son complice sera pendu le lendemain.

Les français de sa troupe seront remis à la Commission de Valence, les Savoyards seront soit pendus soit envoyés aux galère à Villefranche.

Les Cordiers à Beaurepaire en Isère

Un peu d’Histoire

Des traces de cordes datant de 28 000 ans ont été trouvées en Europe et à Lascaux des fragments fossilisés de 2 brins de de 7 m de diamètre ont été mis à jour.

Premier  instrument à corde frottée : 5 000 ans avant J.C.

La culture du Chanvre

La croissance de la plante nécessitant une fumure, les chenevières sont toujours proches des habitations.

Cette proximité permet également de protéger les graines des oiseaux pendant leur germination.

La récolte se fait en fin d’été, d’abord par les pieds mâles plus précoces et fournissant des fibres plus fines puis par les pieds femelles. Les plants étaient arrachés à la main.

Le rouissage avait pour but de séparer les parties filamenteuses des plantes textiles par exposition sur pré puis dans l’eau.

La préparation de la fibre en vue du filage

Cette préparation a pour but d’éliminer tout ce qui n’est pas de la fibre (le cœur de la tige) puis de séparer les fibres longues des fibres courtes et de l’étoupe et enfin de paralléliser les fibres pour les rendre aptes au filage par des opérations successives.

Le broyage qui cassait et décollait la tige de la fibre en passant les fibres entre 2 lames en bois.

Le teillage éliminait a plus grande partie des débris de tige avec une serpe puis à la main.

L’espadage débarrassait le chanvre des dernières parcelles de chènevotte ainsi que des corps étrangers en battant les fibres avec une planche « espade ».

Le peignage va permettre d’obtenir des écheveaux de fibre apte au filage et de les séparer des fibres courtes et de l’étoupe qui seront recyclés à l’aide de peigne de différentes longueurs.

Autres utilisations du chanvre

Pêche à la corde

Tissage : voiles, draps, chemises, filets

Produits d’isolation pour le bâtiment

Culture écologique

Psychotrope (1 variété)

Cordier à vapeur

Du fil à la Corde

Le filage va permettre d’obtenir un fil en donnant une torsion aux fibres.

Le cordier travaille à reculons. Le début de la mèche est attaché à un crochet qui va tourner sur lui-même. Tout en reculant il alimente le fil avec de la fibre qu’il porte à la taille en s’assurant de sa régularité et qu’il ne se plie pas.

Plusieurs fils vont être réunis pour former la corde, c’est le « commettage ». Ils sont choisi, torsion à gauche ou torsion à droite de manière que leur combinaison donne à la corde une structure stable. Pour les cordes utilisées en milieu difficile, eau de mer, froid, chaleur, les cordes étaient « gaudronnées » par immersion dans un goudron pour les rendre imputrescibles et imperméables. La corde subissait en suite plusieurs opérations de finition : ligature des extrémités, ébarbage, lissage.

les peigneurs

La grotte de Lourdes en Normandie

Mes origines à Criquetot sur Ouville

Hors un Arrière-.Arrière Grand père, prisonnier de guerre polonais des armées de Napoléon qui a épousé une paysanne normande en 1813, toute ma généalogie paternelle se trouve dans la Seine maritime.

En particulier concernant la branche paternelle de cette généalogie beaucoup de mes ancêtres sont originaires du canton d’Yvetot, principalement de Ouville l’Abbaye, Criquetot sur Ouville et Yerville.

Une idée de cette implantation est donnée par le nombre d’actes d’état civil : Baptême, mariage, inhumation, naissance, mariage et décès.

Ouville l’Abbaye : 495 actes

Criquetot sur Ouville : 404 actes

Yerville : 82 actes

L’histoire de la grotte de Criquetot sur Ouville

Cette grotte ne doit rien à la géologie et n’a été le témoin d’aucun miracle.

Elle a pour origine le pèlerinage en 1894 à Lourdes de l’abbé Lamotte curé de Criquetot sur Ouville qui eut l’idée de doter son village d’une réplique de la célèbre grotte.

Le terrain était privé et comportait une ancienne carrière

Les paroissiens fournirent les matériaux et participèrent au financement de la construction.

Celle-ci fut réalisée par Mr Ferdinand Delarue, maçon résidant dans la commune. Elle fût inaugurée sitôt les travaux terminés.

Une première restauration eut lieu en 1950.

 

La seconde restauration fut entreprise en 1979, après que la municipalité ait décidé d’acquérir l’édifice pour la somme de 10 000 Francs. Les gradins furent construits par les membres du comité des fêtes et quelques volontaires avec des pierres offertes par Mr Paul ROSE, alors maire de la commune. Depuis, une équipe de scouts du Nord de la France a scellé ces gradins. La grille et l’autel ont été restaurés par le Frère Alain de l’abbaye de St Wandrille

Ce n’est pas la seule réplique. Wikipedia en a identifié plusieurs centaines réparties sur les 5 continents

 

Grotte de Lourdes

Bernadette Soubirous
La Vierge
Une lueur sur Bernadette Soubirous